Jusqu’au 29 août se poursuit l’événement Dramaturgies en dialogue, qui prend place sur la scène du Théâtre d’Aujourd’hui. Super belle occasion de découvrir des textes de théâtre inédits d’auteurs à surveiller. Côté horaire, ça ressemble à quoi dans les prochains jours?

MARDI 27  AOÛT – 17H | Rencontre hasardeuse II

Cousins de personne
Gustave Akakpo + Fanny Britt + Marc-Antoine Cyr – Hall du théâtre

Fanny a étudié le théâtre avec Marc-Antoine, tandis que Gustave apprenait le théâtre au Togo. Marc-Antoine a rencontré Gustave lors de son premier voyage à l’étranger. Fanny a fondé une famille. Gustave et Marc-Antoine ont quitté la leur pour aller poser leurs fondations ailleurs et se sont finalement retrouvés au cœur de la même famille artistique. C’est là que Gustave a rencontré Fanny, à travers sa pièce Bienveillance, autre histoire de famille…

MARDI 27  AOÛT –  19H | À petites pierres de Gustave Akakapo
Mise en lecture Geoffrey Gaquère | Avec Carl Béchard, Benoît Dagenais, Kim Despatis, Mathieu Gosselin, Olivia Palacci, Mani Soleymanlou et Guillaume Tremblay

Pillant Molière, Beaumarchais et Shakespeare avec un ludisme sauvagement contemporain, À petites pierres expose avec une précision jouissive la mécanique d’un ordre social périmé. Né à Aného au Togo en 1974, Gustave Akakpo est aussi illustrateur, animateur culturel, conteur et comédien. Ses pièces – dont La mère trop tôt – lui ont valu de nombreux prix.

Il y a la Jeune Fille promise par son père à un fiancé qu’elle ne connaît pas. Et il y a ce séduisant Jeune Homme de retour au pays. Évidemment qu’ils s’éprennent l’un de l’autre. Évidemment que, dans le feu de la passion ils sautent la clôture. Évidemment que le Père, l’Ex futur beau-père et l’Ex futur fiancé sont furieux. Évidemment qu’il faut lapider la Jeune Fille. À petites pierres. Évidemment.

Quand une culture devient bancale à force d’être insensée, c’est toujours une comédie qui en déclenche l’effondrement. Pillant Molière, Beaumarchais et Shakespeare avec un ludisme sauvagement contemporain, À petites pierres expose avec une précision jouissive la mécanique d’un ordre social périmé. Né à Aného au Togo en 1974, Gustave Akakpo est aussi illustrateur, animateur culturel, conteur et comédien. Ses pièces – dont La mère trop tôt – lui ont valu de nombreux prix.

L’auteur — Gustave Akakpo est né en 1974 au Togo. Il est auteur, illustrateur, plasticien, comédien, conteur, animateur culturel… Il coordonne le comité de lecture du TARMAC à Paris et est membre de l’association togolaise Escale d’écritures.  Il a participé à plusieurs résidences et chantiers d’écriture, organisés notamment par Ecritures Vagabondes sous la direction de Monique Blin, au Togo, en France, en Belgique, en Tunisie et en Syrie. Il anime de son côté des ateliers d’écriture en Afrique, dans la Caraïbe et en France avec, notamment, une forte implication en milieu carcéral. Il a reçu de nombreux prix, dont le prix junior Plumes togolaises au Festival de Théâtre de la Fraternité, le prix SACD de la dramaturgie francophone, le prix d’écriture théâtrale de Guérande (France), le prix Sorcières pour son roman pour préadolescents Le petit monde merveilleux et deux fois le prix du festival Primeur, à Sarrebruck (Allemagne), en 2008 pour Habbat Alep et en 2011 pour A petites pierres. Ses textes ont été joués au Togo, Mali, Burkina Faso, Bénin, Brésil ainsi qu’en France, Belgique et Italie.

MARDI 27  AOÛT –  21H | La maison sucrée de Simon Boulerice
Mise en lecture Benoît Vermeulen // Avec Yannick Chapdelaine, Kim Despatis, Vincent Graton, Isabelle Miquelon, Maxime Momperousse et Louise Turcot

Lorsqu’une collectivité doit renoncer à son passé pour vivre au présent, que peut-elle conserver? À travers cette famille aux personnages colorés (dont un père amateur de John Cage et une grand-mère qui se glamourise pour un concours de beauté), Simon Boulerice, l’auteur de Simon a toujours aimé danser et de Martine à la plage, nous projette dans une histoire littéralement (et merveilleusement) délirante sur l’art de réussir son deuil identitaire.

Les membres de la famille Vadeboncœur doivent brûler leur maison envahie par la mérule pleureuse, un champignon qui en gruge irrémédiablement les fondations. Alors qu’ils entreprennent une cérémonie d’adieu à ces murs qu’ils confondent avec leur propre vie, leur apparaît – est-ce une hallucination? – l’adolescent sénégalais que le fils Vadeboncœur parraine via Vision Mondiale. Mais surtout : il est ardu de s’arracher au passé et bien tentant d’en garder de petits morceaux, même s’ils sont probablement porteurs de la mystérieuse mérule.

Lorsqu’une collectivité doit renoncer à son passé pour vivre au présent, que peut-elle conserver? À travers cette famille aux personnages colorés (dont un père amateur de John Cage et une grand-mère qui se glamourise pour un concours de beauté), Simon Boulerice, l’auteur de Simon a toujours aimé danser et de Martine à la plage, nous projette dans une histoire littéralement (et merveilleusement) délirante sur l’art de réussir son deuil identitaire.

L’auteur — Simon Boulerice est un touche-à-tout épanoui. Il écrit principalement pour le théâtre (Qu’est-ce qui reste de Marie-Stella?, Éric n’est pas beau, PIG, Peroxyde, Tout ce que vous n’avez pas vu à la télé, La Maison sucrée), mais a aussi publié des romans pour adultes comme pour enfants (Les Jérémiades, Les Monstres en dessous, Jeanne Moreau a le sourire à l’envers, Hors champ) et des recueils de poésie (Nancy croit qu’on lui prépare une fête, La sueur des airs climatisés). Son recueil Saigner des dents a remporté le prix Alphonse-Piché de 2009, alors que son roman Javotte s’est mérité le 1er Prix des lecteurs émergeants de l’Abitibi-Témiscamingue 2013. Il est également comédien et metteur en scène. Il a cofondé Abat-Jour Théâtre en 2005, compagnie qui a reçu le prix du public lors du Gala des cochons d’or 2011 pour sa pièce Martine à la plage, publiée à la Mèche en roman illustré. Après son solo de danse-théâtre Simon a toujours aimé danser, présenté en tournée jusqu’au Tchad, en Afrique, il sillonne actuellement le Québec et la France avec un nouveau solo, cette fois jeune public, soit Les Mains dans la gravelle, produit par L’Arrière scène (prix du public 2011 et prix des jeunes critiques 2011 du Centre dramatique pour l’enfance et la jeunesse en Montérégie. À 31 ans, Simon fait encore la split au moins une fois par jour.

MERCREDI 28 AOÛT  – 17 H | Lost in translation
Dans le cadre du Séminaire international de traduction – Hall du théâtre

Que se passe-t-il quand on donne corps  à la langue d’un autre ? Peut-on vraiment s’immerger dans la «culture» de l’autre et dans ses processus de pensée ? Désormais célèbre, la séance de traduction en direct revient avec de nouveaux casse-tête à élucider en groupe. Le traducteur Frank Weigand réussira-t-il encore à canaliser le flot créateur de tous les participants!

MERCREDI 28 AOÛT – 19H | La recette de Baklawas de Pascale Rafie
Mise en lecture Emma Tibaldo | Avec Sounia Balha, Talia Hallmona, Mireille Tawfik et Leïla Thibeault-Louchem

Pascale Rafie, à qui l’on doit déjà des textes aussi divers que le mémorable succès jeune public Charlotte Sicotte et les fragments les plus désespérés du Cabaret Neiges noires, livre ici un texte à la fois âpre et sensuel, bouleversant d’intimité, où ose se dire ce qui ne se dit pas.

Elles se nomment Rita et Nadia. Elles sont belles-sœurs. Elles ont quitté le Liban dans les années cinquante pour venir à Ville Saint-Laurent… épouser des Libanais. Elles se nomment Naïma et Fanny. Elles sont les filles de Rita et Nadia. Elles comprennent tout et ne comprennent rien. Entre 1958 et 2010, ces quatre voix de femmes font apparaître, fragment par fragment, une fascinante mosaïque : s’y révèle peu à peu l’émouvante vie de ces femmes qui, tout en habitant ce Nouveau Monde où tout est supposément possible, sont tenues captives par les subtiles et invisibles frontières de leur communauté.
Pascale Rafie, à qui l’on doit déjà des textes aussi divers que le mémorable succès jeune public Charlotte Sicotte et les fragments les plus désespérés du Cabaret Neiges noires, livre ici un texte à la fois âpre et sensuel, bouleversant d’intimité, où ose se dire ce qui ne se dit pas.

L’auteure — Formée à l’École nationale de théâtre du Canada en Écriture dramatique, Pascale Rafie est également détentrice d’une maîtrise en théâtre de l’École supérieure de théâtre de l’UQAM. Elle se consacre depuis de nombreuses années à la création. On lui doit plusieurs textes pour jeune public, dont le classique Charlotte Sicotte, (pièce pour marionnettes qui a connu plus de 500 représentations) et plus récemment, Carton rouge sur carré vert qui a parcouru le Québec avec succès. Elle était aussi co-auteure de Cabaret Neiges Noires, « pièce culte » des années 90. Sa dernière pièce, Les filles Lafaille, a été présentée en 2012 à Rouyn Noranda. Depuis 2006, Pascale Rafie enseigne le théâtre au Cégep St-Laurent, notamment en écriture dramatique. La passion qui anime ses étudiants lui donne foi en l’avenir du théâtre.


MERCREDI 28 AOÛT – 
21H | Nobridgetown de Marilyn Perreault
Mise en lecture Robert Bellefeuille  | Avec Robert BellefeuilleMarilyn Castonguay, Patrick Goyette, Denis Gravereaux et Marie-France Marcotte

Dans une langue d’une vénéneuse étrangeté, Marilyn Perreault, l’auteure des Apatrides et de Britannicus Now, crée ici un surprenant récit qui réactive de façon aussi inattendue qu’inquiétante cette très vieille idée que l’on nomme le destin.

Il y a seize ans, Vittor a quitté Lennie pour le continent avec leur fillette d’un an. Mais cette nuit-là, le pont s’est effondré et leur île s’est isolée du reste du monde. À Nobridgetown, Lennie s’est remariée à un commandant de la base militaire et son travail d’embaumeuse l’accapare de plus en plus : les femmes meurent d’une inexplicable maladie qui leur noircit le sein gauche. Alors que Lennie ne cesse d’espérer le retour de Vittor, surgit un jeune garçon venu du continent, qu’elle engage pour maquiller toutes ces mortes dont le nombre augmente d’une inquiétante façon.

Dans une langue d’une vénéneuse étrangeté, Marilyn Perreault, l’auteure des Apatrides et de Britannicus Now, crée ici un surprenant récit qui réactive de façon aussi inattendue qu’inquiétante cette très vieille idée que l’on nomme le destin.

L’auteure — Dès sa sortie de l’Option-Théâtre du cégep de Saint-Hyacinthe en tant que comédienne, Marilyn Perreault a joué dans plusieurs productions de DynamO Théâtre dont Mur-Mur, Lili, Le Grand Méchant Loup et Faux Départs. En 2005, elle est mise en nomination pour le Masque interprétation féminine pour le rôle de H. Da ! dans Faux Départs. Au théâtre, on a également pu la voir dans Les Apatrides, La cadette, L’effet du temps sur Matèvina, La robe de Gulnara et Robin et Marion au Théâtre I.N.K., 8 femmes des Productions Jean-Bernard Hébert, La migration des oiseaux invisibles avec la compagnie Mathieu, François et les autres…, À quelle heure le punch? au Théâtre St-Sauveur et Britannicus Now au Théâtre du Double signe. Tout en exerçant son métier de comédienne, Marilyn Perreault écrit. Sa première pièce, Les Apatrides, publiée chez Dramaturges Éditeurs, créée par le Théâtre I.N.K. à Espace Libre en 2003, est reprise en 2005 au Festival Trans-Amériques. Soulignons que, pour la création de ce spectacle, le Théâtre I.N.K. a remporté le Masque Révélation de l’année. Sa deuxième pièce, Roche, papier, couteau…, créée en 2007 à la Salle Jean-Claude Germain du Théâtre d’Aujourd’hui par le Théâtre I.N.K., est publiée chez Lansman. Sa troisième pièce, Britannicus Now, a été publiée chez Lansman, créée en 2011 par le Théâtre du Double signe et est récipiendaire du Prix Louise-La Haye 2011. En tant que dialoguiste, elle a travaillé sur les trois dernières productions du Théâtre de la Dame de Cœur. Ayant le théâtre de mouvement et d’image à cœur, elle est codirectrice artistique,  avec sa collègue Annie Ranger, du Théâtre I.N.K. et ce, depuis sa fondation en 2002.

Jeudi 29 AOÛT – 17H | Rencontre hasardeuse III

 

Promeneurs de l’inconnu

Moïse Touré + Christian Lapointe
On dit que lorsque Moïse Touré et Christian Lapointe se sont rencontrés pour la première fois, le repas qu’ils ont partagé a duré un jour et une nuit. On dit qu’ils sont arrivés avec Duras sous le bras; on dit aussi qu’ils auraient pu se croiser à Hanoï, mais ils se promènent encore.

JEUDI 29 AOÛT – 19H | L’atelier aux méduses de Marc-Antoine Cyr
Mise en lecture Catherine Vidal | Avec Simon Beaulé-BulmanDany BoudreaultRobert LalondeMarie-Ève Pelletier, Paul Savoie et Klervi Thienpont

Les œuvres d’art appartiennent-elles à leur créateur? Marc-Antoine Cyr déploie ici une écriture dangereuse comme une lame d’acier fin pour explorer un territoire aux frontières incertaines : celui où s’entredévorent le privé et le public, l’artistique et l’historique, le créateur et l’humain. Une fascinante fiction de la part de l’auteur de Le désert avance et de Je voudrais crever.

Un peintre majeur, très majeur – peintre-gloire-nationale, peintre-ogre, peintre immense – a rapatrié dans son atelier toutes ses toiles, tant celles des musées petits et grands que celles faisant l’orgueil des collectionneurs. Pour les brûler. Toutes. Car bientôt il va mourir. Arrive alors un journaliste : débutant, perplexe, trop naïf pour l’être tout à fait. Il essaie de comprendre ce qui se passe. Pourquoi. De saisir aussi ce que Blanche, la fille du peintre, vient faire dans cette histoire qui peu à peu devient aussi la sienne.

Les œuvres d’art appartiennent-elles à leur créateur? Marc-Antoine Cyr déploie ici une écriture dangereuse comme une lame d’acier fin pour explorer un territoire aux frontières incertaines : celui où s’entredévorent le privé et le public, l’artistique et l’historique, le créateur et l’humain. Une fascinante fiction de la part de l’auteur de Le désert avance et de Je voudrais crever.

L’auteur — Marc-Antoine Cyr naît à Montréal en 1977.Diplômé de l’École nationale de théâtre du Canada en 2000, il voyage et promène ses écrits entre le Québec et la France.Il signe une douzaine de textes dramatiques, tant pour le grand public que pour les enfants.Son travail a été soutenu par le Centre National du Livre ainsi que par les Conseils des Arts du Québec et du Canada.Parmi ses textes créés à la scène au Québec, mentionnons Le Fils de l’autre, Les Oiseaux du Mercredi, Les Flaques, Les Soleils pâles, Je voudrais crever.

Ses textes ont été lus en France au Théâtre du Rond-Point, au Théâtre de la Huchette, au Tarmac ainsi qu’aux TAPS de Strasbourg, entre autres.Il a été accueilli en résidence à Limoges, Strasbourg, Mexico, Villepinte et Beyrouth.Triplement distingué par le Centre national du Théâtre à Paris, il obtient l’Aide à la création en 2009 pour sa pièce Quand tu seras un homme, puis à nouveau en 2011 pourFratrieet enfin en 2012 pour Les Soleils pâles, pièces qui font toutes l’objet de projets de création pour les saisons à venir. Ses textes sont publiés en France aux éditions Quartett et au Québec chez Dramaturges Éditeurs.