Feist / Photo : Karl Walter

La saison des festivals est déjà entamée et l’été est dangereusement à nos portes. Mais avant de plonger à pieds joints dans la belle saison, il y a peut-être quelques sorties printanières qui vous sont passées sous le nez? En voici dix qui valent le détour.

Lo Único Constante de Alex Cuba – 7 avril 2017

Celui-là est un peu une exception dans cette liste, parce que vous serez peut-être encore plus tentés de l’écouter durant l’été: le Canadien d’origine cubaine nous livre ses rythmes chauds et ses mélodies bien ficelées, sans jamais en faire trop. Si par le passé, Alex Cuba a expérimenté diverses sonorités, on a plutôt droit à un album simple, mais contagieux. La chanson Look What You Started en est un parfait exemple. (Olivier Dénommée)

***

Cell Phone 1 de Co/ntry – 14 avril 2017 

Besoin d’un coup de pep pour accueillir le beau temps? On vous propose de vous lancer dans l’écoute de Cell Phone 1, deuxième album du duo montréalais Co/ntry. Ça va de tous les côtés, entre pop et disco, entre accents rétro et rythmes entêtants: c’est déstabilisant. Impossible de prévoir ce que la prochaine pièce nous offrira… Et ça a sacrément son charme. Nos petits kicks de l’album? La lancinante Second Life et l’accrocheuse Gold Standard. Une certitude en écoutant cet opus: l’ennui n’est tout simplement pas possible. (Mélissa Pelletier)

***

Faith Lift de Harry Manx – 21 avril 2017

Déjà, un nouvel album de Harry Manx mérite presque toujours attention: rares sont les artistes qui arrivent avec autant de finesse à jumeler le blues à la musique indienne, chose qu’il fait merveilleusement bien depuis des années. Avec Faith Lift, il n’offre pas de nouveau matériel, mais revisite certaines des chansons qui l’ont suivi pendant des années et leur offre une nouvelle instrumentation, mettant de l’avant un quatuor à cordes dont la présence est parfaitement dosée pour mettre en valeur tantôt sa voix, tantôt ses guitares. Si ces nouveaux enregistrements vous plaisent, sachez que Manx sera de passage à Montréal le 7 juillet dans le cadre du FIJM. (Olivier Dénommée)

 ***

Le cœur des vivants de Les doigts de l’homme – 28 avril 2017

Amateurs de manouche et de rock progressif, cet album est pour vous: les gars de Les doigts de l’homme sont un peu le penchant français de nos Lost Fingers (on remarque d’ailleurs la thématique dans les noms), le côté commercial en moins. Ils nous livrent ici un album chargé, éclectique et très énergique – le tout, de façon instrumentale. Dommage, ce groupe ne semble pas encore très connu par ici. (Olivier Dénommée)

 ***

Pleasure de Feist – 28 avril 2017

Que dire sur le cinquième album de la Canadienne Leslie Feist? La perfectionniste a mis six ans avant de faire suite à son excellent Metals, et elle ne déçoit pas: son audace est surtout audible au niveau de la construction de ses chansons, qui sembleront meilleures à chaque nouvelle écoute. Thématiquement, ce n’est pas un album tout à fait jojo, mais il faut admettre qu’il y a quelques petits bijoux qui, espère-t-on, traverseront les années. Pensons notamment à Century ou à la désarmante Baby Be Simple. Avec un tel album, on n’a aucune difficulté à s’imaginer que son spectacle montréalais du 4 juillet prochain sera mémorable. (Olivier Dénommée)

***

La grande nuit vidéo de Philippe B – 12 mai 2017

Bon, Philippe B n’a plus vraiment besoin de présentation. Son nouvel album lui, en mérite clairement une. La grande nuit vidéo, c’est l’incursion fictive dans la vie d’un couple entre guitare acoustique et piano. C’est doux, c’est beau, et c’est joliment chanté par Philippe B. C’est la voix de Laurence Lafond-Beaulne (Milk & Bone) qui complète à merveille le tout. Les fans de Nancy Huston seront contents d’apprendre que Philippe B s’est inspiré de son livre L’espèce fabulatrice pour certaines des pièces. Trêve de bavardage: allez écouter ça! (Mélissa Pelletier)

***

Supermercado de Corridor 26 mai 2017

Vous n’avez pas encore jeté une oreille à Supermercado de Corridor? On vous conseille de tout de suite faire votre mea culpa. Le quatuor montréalais, qui nous a offert Le voyage éternel il y a deux ans, nous revient en force avec un long jeu post-punk super bien ficelé. Jonathan Robert, Dominic Berthiaume, Julian Perreault et Julien Bakvis assurent, entre la jolie Coup d’épée, la percutante Mal aux mains et la rêveuse Supermercado. À écouter les yeux fermés, question de bien entendre toutes les riches sonorités. (Mélissa Pelletier)

***

Utopia de Serena Ryder – 26 mai 2017

Beaucoup ont découvert l’Ontarienne en 2012 avec son hit Stompa, qui marquait déjà un virage du folk vers la pop. Cette transition se poursuit cinq ans plus tard avec l’album Utopia, sans tomber dans le bonbon. Le single Electric Love représente bien son nouveau son, jumelé à ses refrains toujours très puissants, mais Sanctuary, et It’s No Mistake, plus folk, montrent une facette plus vulnérable de l’auteure-compositrice-interprète qu’on a peut-être tendance à ne pas connaître si on n’a pas écouté ses anciens albums. En passant, Serena Ryder viendra défendre ses nouvelles chansons le 8 juillet au Métropolis… (Olivier Dénommée)

***

Aquatic de Adaline – 2 juin 2017

En attendant du nouveau matériel de Milk & Bone, cet album de Adaline nous fait beaucoup de bien aux oreilles! La Canadienne exilée à Los Angeles offre une synthpop puissante et sombre (mais pas autant que celle de KROY, disons) aux orchestrations qui nous rappellent qu’elle fait surtout carrière dans les bandes sonores de films et de séries télévisées. Une ou deux écoutes devraient suffire pour vous accrocher. (Olivier Dénommée)

***

Théâtre magique de Lucioles – 2 juin 2017

Le pianiste jazz Guillaume Martineau devient dangereusement omniprésent sur la scène musicale montréalaise, et c’est tant mieux. Son dernier projet, le groupe Lucioles, offre une musique cinématographique extrêmement variée. Comme la bande sonore d’une histoire que nous devons deviner, l’album Théâtre magique est un premier album qui ne laissera personne indifférent. Il faut seulement se faire à l’idée des importantes variations d’intensité, passant du piano ambiant à la Tambour à des morceaux très intenses plus près du jazz-rock ou d’un klezmer festif à souhait. Notre instinct nous dit que ça risque d’être encore plus impressionnant à entendre en live, chose que Lucioles fera le 4 juillet au FIJM.  (Olivier Dénommée)

Maintenant que vous avez fait le plein des sorties printanières, vous voilà parés pour l’été et sa multitude de festivités. Profitez-en, et on se donne rendez-vous dans un festival non loin!

Olivier Dénommée et Mélissa Pelletier

Un événement à annoncer? Une formation dans le milieu culturel à faire découvrir? Envie de jammer avec des artistes de feu? Une offre d’emploi? Un autre truc à partager? C’est ici que ça se passe, maintenant. Remplissez le formulaire pour partager avec les lecteurs des Méconnus!

À DÉCOUVRIR AUSSI :