Originaire du $ud $ale de la province de Québec, le collectif Montréalais, Dead Obies a lancé en 2012 son premier disque auto-produit intitulé, Collation vol.1. Le groupe fraîchement signé chez Bonsound revient avec son premier album studio, Montréal $ud. Composé de six membres (cinq rappeurs et un producteur), ces ovnis de la musique post-rap ont su au fil des années se forger une solide réputation d’artistes aguerris mais surtout de bêtes de scène. Avec eux, on oscille entre la party de teenager qui vire au projet X et la célébration voire le culte d’une secte obscure.

L’album Montréal $ud propose 17 morceaux au vocabulaire métissé de joual, de slang et de patois créole mais surtout de franglais représentatif du bagage culturel et linguistique de la jeunesse montréalaise actuelle. Il dresse une vision pas très reluisante de la société. On l’entend tout au long de cet opus avec des instrumentales et un flot musical lourd, dark et agressif parfait pour une ambiance de cave ou de sous-sol un peu louche.

Dans l’ensemble, les arrangements débits-sonorités s’agencent à merveilles autant qu’un ’’double whopper deluxe’’ avec sauce BBQ. Dead Obies nous livre un album cohérent, puissant avec le morceau Montréal $ud, voire même un peu meurtrier avec des titres tels que Dead Zeppelin ou encore What it is. Un projet musical abouti aux textes enragés et lucides sur notre temps. « On a analysé nos forces, nos faiblesses et on se les ait lancées dans la face. On se tient loin des conventions. Ça libère la création et peut-être même aussi la réception. » Le collectif est sombre et cru à l’aspect pas très rigolo, mais promis à un bel avenir.

– Thibaut Vergez-Pascal

Avec Montréal $ud, le groupe post-rap Dead Obies signe la chanson phare de l’album avec ce vidéoclip signé Martin C.Pariseau.