Crédits: David Cannon

Toute la semaine, sur le fil Facebook du Théâtre Périscope, cette question: «C’est quoi être un gars en 2014?» Les réponses des acteurs de «Danse de garçons» sont à la fois touchantes et troublantes:

«On demande aux gars d’être masculin et féminin en même temps. Mais juste les bons côtés. Les forces de chacun, mais pas les faiblesses. Et vice versa. La notion d’égalité ne doit pas effacer celle de différence. Nous ne sommes pas faits de la même façon. Et c’est là toute la beauté de la chose.»

Aussi:

«C’est être sensible. C’est briser l’image de l’homme dur et incompréhensible pour être plus avec l’autre. Plus avec les autres

Et finalement:

«C’est essayer de faire de son mieux pour trouver l’équilibre. En fait, chercher l’équilibre entre ce qu’on veut faire, ce qu’on doit faire et ce que l’on peut faire. Essayer de ne pas être trop dur avec soi-même

La question et surtout les réponses sont pertinentes, à mon avis, et il s’agit d’un sujet intéressant à explorer dans une pièce de théâtre. Mais voilà, on a beau être au théâtre, ce n’est pas une pièce, mais plutôt un spectacle de danse. On examine donc la question, non pas en y réfléchissant, mais bien en partageant les sentiments des acteurs-danseurs.

Aucune parole n’est nécessaire pour nous faire comprendre ce que ces sept gars ressentent et vivent: fierté, joie, douleur, camaraderie, entraide, compétition, vulnérabilité, confiance, intimité, traîtrise, amour, passion, tendresse. Des émotions ni masculines, ni féminines, simplement humaines. Et parmi tout cela, ils trouvent un équilibre. Leur équilibre. Je ne suis pas sûre d’être capable d’en faire autant. Bravo, les gars.

Ariane Hivert

Danse de garçons est présenté au Théâtre Périscope à Québec jusqu’au 9 novembre 2014 en collaboration avec La Rotonde. Chorégraphie de Karine Ledoyen, une production de Danse K par K.