Concerto au sol © Félix Pharand-Deschenes

Ce mardi, Félix Boisvert nous a offert  sa première représentation de Concerto au Sol,  l’œuvre issue de sa résidence de création Aux Écuries l’an dernier.

Détrompez-vous, il ne s’agit pas d’une «simple» reprise de l’ultime concerto de Maurice Ravel, d’une pièce relatant la vie du musicien ou même d’une pièce dans le sens où on l’entend habituellement.

À mi-chemin entre la performance et la projection, entre la marionnette et la danse, Concerto au Sol est une pièce atypique tout en demeurant accessible à chacun.

Et concrètement ça a l’air de quoi? Sur scène, un castelet devant lequel une toile transparente est fixée. Félix vient s’installer derrière et se fond dans le noir; seule sa main, sur laquelle est dessinée en phosphorescent une silhouette, témoigne de sa présence et, même quand nos yeux accoutumés trahissent le subterfuge, notre attention est tellement fixée sur ce drôle de petit bonhomme que c’est comme s’il conservait son autonomie.

On suit donc cette main dans ce que j’ai pu comprendre une quête identitaire, mon  hypothèse  demeure cependant subjective, car le tout est sans parole.  Son voyage sera rythmé par l’expérience de nouvelles tonalités qui lui viendront  de rencontres avec d’autres hu-mains qui croiseront son chemin.

Tout en métaphores mais très enlevant, le public était des plus réceptifs à l’épopée du personnage. Je n’ai pas honte de le dire (parce qu’honnêtement je n’étais pas la pire), mais j’ai été attendrie comme j’ai ris aux éclats : le destin de cette main me tenait à cœur imaginez-vous donc!

C’est fou la palette d’expressions qu’une main peut exprimer par ses changements d’inclination, par la nature de ses mouvements et par leur vitesse d’exécution.

Félix Boisvert voulait nous faire voir la musique, il nous l’a également fait ressentir.

Concerto au Sol sera présenté jusqu’au  26 octobre Aux Écuries.

Vickie Lemelin-Goulet

Pour plus d’informations:

http://auxecuries.com/programme/74