Les 5 vidéastes (de gauche à droite) : Jean-Vital Joliat, Farid Kassouf, Alexandre Brakha Nicolas Bonnet, Claudine Boulanger
Crédit photo : Pedro Ruiz

 

Cinq jeunes vidéastes de la relève vivront au cours des prochains mois une aventure humaine et artistique singulière en relevant le défi Mon Avenue en 60 minutes, lancé par la Société de développement de l’avenue du Mont-Royal (SDAMR). Les cinq vidéastes qui ont été sélectionnés se livreront une compétition visuelle stimulante et filmeront l’avenue du Mont-Royal dans ce qui la distingue des autres artères de Montréal. Chacun d’eux réalisera six courts métrages de deux minutes selon sa propre démarche artistique, mais en respectant six thématiques qui caractérisent l’Avenue : Les sorties estivales et les terrasses ; Nuit Blanche sur Tableau Noir ; Le shopping et la mode ; La bouffe et le terroir ; La lecture, la musique et les films ; Une sortie au resto.

Chaque film accordera une place importante à la rencontre et au caractère humain qui définit cette artère unique à Montréal, située au cœur d’un milieu de vie. « Ce que nous avons demandé aux jeunes vidéastes émergents, c’est de créer en toute liberté des films qui respectent leur propre démarche artistique, et non pas des vidéos publicitaires ou corporatives» dit Michel Depatie, directeur général de la SDAMR.

En plus d’être une belle aventure pour nos cinq jeunes vidéastes en début de carrière, aux parcours riches et variés, le défi Mon Avenue en 60 minutes constitue une excellente vitrine pour faire valoir leur talent et faire découvrir au public leur démarche et leur style. Les 30 petits films seront diffusés par thématique entre le 27 avril et le 11 novembre 2012 sur la page Facebook de l’avenue du Mont-Royal. Différentes bourses seront remises aux vidéastes lauréats, déterminés par le vote du public et du jury. Le public sera invité à voter en ligne pour son film préféré dans chaque série thématique et pourra remporter des prix. « Mon Avenue en 60 minutes » s’inscrit dans la démarche de la SDAMR de maintenir son engagement auprès des artistes de la relève et de sa communauté, comme nous le faisons avec les projets Objectif : Plateau, Nuit Blanche sur Tableau Noir et plusieurs autres, » dit son directeur Michel Depatie. Les cinq vidéastes qui partiront à l’assaut de l’avenue du Mont-Royal lors de cette première édition sont : Nicolas Bonnet, Claudine Boulanger, Alexandre Brakha, Jean-Vital Joliat et Farid Kassouf.

Nicolas Bonnet a commencé comme animateur 2D et travaillé la photo avant d’arriver à la vidéo. Il travaille en ce moment comme designer graphique. C’est à travers le collectif Tostaky Design dont il fait partie qu’il réalise des courts-métrages qui sont visionnés au cours d’événements organisés par le collectif. Ce qui l’intéresse en vidéo c’est de mettre en images la condition humaine.

Claudine Boulanger a exploré différents champs d’études : de la littérature à l’anthropologie, de l’histoire et l’histoire de l’art au multimédia. Travaillant actuellement comme infographiste web, elle fait beaucoup de vidéo dans ses temps libres. C’est le côté expérimental qui l’intéresse le plus dans tout ce qui est lié à la vidéo.

Le parcours d’Alexandre Brakha en vidéo est atypique. Il vient du domaine de la publicité, où il a travaillé comme dessinateur, et aussi du cinéma d’animation. Il a été introduit à la vidéo par le cinéma d’animation. Pour réaliser ses vidéos, il puise dans les autres disciplines artistiques qu’il pratique : le cinéma d’animation, la peinture et illustration.

Jean-Vital Joliat est passionné de cinéma depuis l’âge de 15 ans, voyant une multitude de films avant de prendre lui-même la caméra. Certains de ses courts-métrages ont remporté des prix en France et en Suisse d’où il vient. Il aime travailler d’instinct, son processus est libre et organique. Ayant fait de la peinture, il voit ce qu’il filme comme un tableau, chaque plan en entraînant un autre.

Issu du journalisme et des communications, Farid Kassouf a participé à plusieurs projets vidéo. C’est en pratiquant qu’il a appris toutes les étapes de la réalisation. Il est influencé par le documentaire, mais est ouvert à expérimenter d’autres démarches de réalisation.