Alors qu’on se décompose. Crédit photo : Émilie Mercier

Ce weekend marquait le début du festival Chromatic. Sur la montagne, depuis La Nuit Chromatic, il se passe de bien belles choses et cela se poursuit jusqu’au 28 mai. Les disciplines représentées forment une exposition qui, cette année, tourne autour de la thématique de L’Élévation – du corps, de la conscience, des formes, des perspectives et des points de vue.

Le festival propose le travail d’artistes variés, un catalogue qui va au plus vif de cette notion « d’ascension ». Il m’a fallu deux jours pour apprécier ce qui était offert. D’abord, durant la Nuit Chromatic à l’atmosphère plus festive et le lendemain, dans un contexte plus calme – yoga au-dessus de la ville oblige. Des coups de cœur sont ressortis de ma déambulation au Chalet du Mont-Royal. La pluralité de sens abonde. Ce parcours dans les chemins de traverse de la pensée des artistes aboutit à des productions éclatées, sobres, étranges, vivantes.

Émilie Mercier – Photographie

Cette artiste plastigraphe, découverte au 6e anniversaire de MASSIVart en mars dernier, a une vision très sensible du corps dans l’espace et en tant que matériau. Ses photographies semblent parfois venir d’un autre âge. L’œuvre qu’elle présente à Chromatic est un portrait de Frédérique Marseille, sa partenaire dans le fabuleux projet 1001fesses. Sous sa forme de mosaïque fracturée, s’intitulant Alors qu’on se décompose, l’image traite du thème de l’élévation du point de vue de la conscience, en situant l’humain dans la nature, autant réelle qu’imagée.

Maxilie Martel-Racicot – Peinture

Peintures ludiques se penchant sur la représentation des sorcières et des mages dans l’imaginaire, Sortiarus offre une symbolique propre à chaque culture et croyance. Le thème du rituel vu à travers le prisme de la contemporanéité occupe une grande place dans le travail artistique de Maxilie Martel-Racicot. Cette suite de petits tableaux aux couleurs vives dégage un sentiment rassurant sans laisser oublier que les symboles qui y sont représentés peuvent être liés à l’effroi.

Mathieu Valade – Installation visuelle et sonore

Une silhouette de chien en faux bois est déposée sur un miroir sans tain, la tête vers le bas. La présence d’un autre miroir et d’un tube fluorescent crée un effet de mise en abyme où une lumière se réfléchit sans fin. L’élévation est-elle dans la profondeur ? Essaie-t-on de définir la notion en pointant son contraire ? C’est ce dont traite Chercher l’abime 2012 de Mathieu Valade, artiste en arts visuels. J’aime le fait que ce soit une œuvre très ancrée dans la réalité qui projette une conception abstraite du monde.

Chromatic se poursuit jusqu’au 30 mai et l’exposition se clôturera le 26 mai avec la soirée Dévernissage. Bon festival !

Rose Carine H.

Pour la programmation complète du festival Chromatic, c’est ici !