Z’avez vu cette immondice ! Tremblement de fesses de magnitude 10 sur l’échelle du ridicule. Une insulte à la libido destinée à va savoir quel abruti en manque d’affection. Et j’irai encore plus loin. L’épais moyen qui se permet une érection sur image mérite de se faire clamper le sachet sur une batterie de char. Le positif sur le 4 X 4, le négatif sur sa conception de la femme. Allez, top 10 des observations sur ce clip machiste, à l’intention des deux paires de miches modernes qui se sont volontairement prêtées au jeu de la marchande du p’tit amour.

1. Les premières secondes de l’intro me rappellent la bande-annonce du film La Reine des neiges, épique et féérique conte musical signée Disney sur la relation tumultueuse qu’entretiennent deux princesses de même lignée. Méprise rapidement reconnue toutefois. Nul tapis de givre immaculé sur le royaume. Juste deux flocons et beaucoup de poudrerie

2. Des fleurs d’abords : quand on emboîte dos contre dos les popotins de Lopez en lycra noir et d’Azalea en spandex blanc, on obtient un adorable symbole yin-yang. C’est la complémentarité du porte-crotte selon le réalisateur taoïste du vidéo.

3. Des fleurs encore : pari réussi pour JLo ! Son clip fait autant de vagues que son croupion déhanché.

4. Échec néanmoins : le ressac violent d’une cellulite naissante traîne tout débris de décence vers le large et la noyade.

5. Il y a de toute évidence flottement de sens et hésitation sémantique dans l’emploi du terme « booty ». À quoi fait-on référence exactement ?

6. Iggy, flegmatique et accessoire, qui laisse une trace de limace en se raclant le coccyx sur un panneau blanc éclairé de travers. J’ai les bas instincts qui me démangent.

7. Dans toute sa sagesse d’héroïne de son époque, Jenny-From-The-Block nous chante, en toute connaissance de cause, que la séduction est une affaire de doigté musclé (« You wanna meet her / You gotta touch her / Hold on tight for the ride »). De quoi faire réfléchir toutes ces soi-disant victimes du jeu de l’amour et, à la bonne heure, réhabiliter leurs soi-disant agresseurs.

8. Je suis perplexe. C’est du miel ou de l’huile qui dégouline sur le péteux de la stand-in ?

9. Quand on est à ce point incandescente, semblerait qu’on n’ait pas besoin d’allumer une cigarette pour la fumer.

10. Mise en garde en terminant : qui joue son va-tout sur le derche se retrouvera vite fait dans la dèche. Dans l’industrie de la foufoune flottante, les naufrages sont légions. Si la conjecture annonce le cul capitonné, vendez vos parts et recyclez-vous. Je ne sais pas moi… en juge dans un concours de chanson télédiffusé ?

Eh oui. Le cul aura beau vendre, il produira invariablement de la marde.

– Nicolas Roy