Crédit photo : Scott Web

Et si c’était possible de (bien)vivre de le milieu culturel? Déjà, on imagine les artistes et les travailleurs culturels froncer les sourcils et lever les épaules de surprise. Pourtant, c’est ce que le Carrefour des Arts de la Scène et de l’Entrepreneuriat (CASE) vous propose. Gratuitement. Entrevue avec le professeur Hubert Mansion.

Hubert Mansion Crédit photo : Léa Guy

Passionné d’art qui a porté tous les chapeaux ou presque, Mansion affirme avoir une vision très globale du monde culturel. « Mes frères sont artistes, j’ai moi-même été producteur d’albums et j’ai écrit des chansons, en plus d’être avocat spécialisé en droit des artistes et de la propriété intellectuelle. Ça m’aide énormément avec mes étudiants, puisque j’ai un point de vue à 360 degrés. »

Très pertinent pour une école que Mansion qualifie « d’unique au monde ». C’est ce que ce n’est pas à tous les coins de rue qu’on apprend aux artistes et aux travailleurs culturel de tous horizons à gérer leur carrière. « Il y a énormément d’écoles pour apprendre son art, mais pas assez pour le commercialiser. Souvent, les artistes sont démunis. Ils ont l’impression que s’ils ne réussissent pas, c’est parce qu’ils sont nuls. Certaines personnes vont s’enfermer pour travailler sur leur art sans jamais aller à la rencontre de producteurs, faute de connaître leur métier. Et pourtant! McDonalds n’est pas devenu un des restaurants les plus populaires du monde à cause de la qualité de la nourriture qu’il sert! Il est donc faux de croire que la qualité est l’unique cause du succès. Il y en a une autre, la commercialisation.»

La formation du CASE passe donc par une approche bien personnelle de Mansion, qui tient par-dessus tout à responsabiliser les artistes. « Je veux que mes élèves se demandent ce que ça veut dire être un artiste, mais aussi ce que ça veut dire d’être un artiste aujourd’hui. »  Pour atteindre cet objectif, le Carrefour des Arts de la Scène et de l’Entrepreneuriat préconise une approche pédagogique nouvelle: « On ne se limite pas aux outils, puisque ceux-ci peuvent devenir désuets rapidement. On leur apprend plutôt les concepts en profondeur avant de leur donner des outils. »

Crédit photo : Tim Mossholder

Briser l’isolement

En plus de permettre de mieux comprendre les rouages du métier d’artiste et de travailleur culturel, le CASE offre un avantage indéniable : lutter contre la solitude. « Pour les élèves, ça peut énormément aider de se rendre compte que plusieurs sont dans la même situation. Ça brise vraiment l’isolement. »

Le bassin impressionnant d’étudiants, qui passe « de tous les âges, tous les pays, de l’élève qui sort du HEC à la personne qui n’a jamais mis les pieds à l’université », permet de créer un lieu de rencontre très pertinent. En plus de pouvoir chercher conseil chez les professeurs, les artistes et travailleurs culturels peuvent apprendre de leurs collègues, tout en créant des contacts qui seront peut-être fertiles un jour! Tout est dans tout, n’est-ce pas?

Mélissa Pelletier

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* Cet article a été écrit en collaboration avec le CASE. 

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