Crédits: Pierre Crépô

C’est dimanche soir que se terminait la vingtième édition du Festival international de la littérature avec Bon baisers de la poésie. Au programme, nous avons eu droit à un 5 à Souhaits revisité. Animé comme toujours par José Acquelin, le cabaret poétique, qui s’est tenu au Lion d’Or, a accueilli dix poètes d’horizons divers qui sont venus livrer leurs textes sur la musique de Pierre St-Jak et de son orchestre.

L’intérêt principal du spectacle Bons baisers de la poésie réside dans l’opportunité qu’il offre d’entendre de vive voix des poètes qu’on connaît principalement sur papier. Car si certains sont d’avides lecteurs qui sont de toutes les performances poétiques, d’autres se font en général plus discrets. Les styles des poètes, qui variaient tant par leurs mots que par la façon qu’ils ont de les communiquer, se sont agencés pour former un tout sinon cohérent, du moins représentatif de la diversité qui prévaut en poésie québécoise.

En ordre d’apparition, ont monté sur scène : Catherine Lalonde, José Acquelin, Tony Tremblay, Patrice Desbiens, Violaine Forest, Jean-Paul Daoust, Geneviève Letarte, Fortner Anderson, Natasha Kanapé Fontaine et Jean-Sébastien Larouche. Pour les accompagner, les sept musiciens de Becqué Bobo ont fait preuve d’une grande flexibilité, question de s’adapter à l’univers poétique de chacun. Et ça a fonctionné : une musique luxuriante pour le flamboyant Jean-Paul Daoust, des rythmes qui s’harmonisent avec les battements de coeur pour Natasha Kanapé Fontaine, des mélodies lyriques pour Geneviève Letarte… Parfois à l’avant-plan, parfois réduit au strict minimum, le soutien sonore qu’a assuré la bande de Pierre St-Jak a en définitive donné de nouvelles teintes aux textes des poètes.

Pour souligner les vingt ans du FIL, un bref hommage a été rendu à Michelle Corbeil, directrice du festival depuis ses débuts. Elle a profité de l’occasion pour souligner le plaisir qu’elle a de travailler avec des gens qu’elle aime. Du plaisir et de l’amour, c’est en effet ce qu’inspire le spectacle Bons baisers de la poésie; déjà on regrette que la fête soit finie, et on se prend à rêver que l’automne n’arrive jamais pour pouvoir étirer cette euphorie littéraire quelques jours encore…

Chloé Leduc-Bélanger