Le Birdmann est une espèce très rare d’origine australienne. Son côté bouffon a créé chez le spécimen de cette espèce (les chercheurs n’en ayant répertorié qu’un seul jusqu’à maintenant) une tendance marquée pour la migration. S’éloignant le plus possible du déjà-vu et des conventions, on reconnaît le Birdmann par le rire qu’il provoque.

Rien qu’ à voir sa huppette? sa crête? «mohawk funky»?, le public riait déjà. Un regard du Birdmann suffit pour te convaincre que tu vas avoir droit à tout un numéro! Des rumeurs selon lesquelles l’expression : «c’est un drôle d’oiseau!» réfèreraient à lui circulent d’ailleurs depuis un moment.

Entre le clown et le conteur, le Birdmann sait rassasier tous les genres d’humour. Partant le bal avec une planche à repasser en équilibre sur le menton, j’ai d’abord eu peur de me heurter à un numéro de place publique, mais il n’en est rien ou si peu.

Malgré son côté absurde, le Birdmann apporte une profondeur réflexive que l’on n’aurait pas tendance à attendre de lui de prime abord. Des questions existentielles, amenées sous le couvert de l’humour, viennent créer une profondeur que l’on anéantit d’un coup de talon aiguille.

Le Birdmann est un peu l’ornithorynque de l’humour, un curieux mélange de Pierre Légaré et d’un Arturo Brachetti si on veut un repère. C’est que le Birdmann t’entraîne un peu partout. Certains moments rappellent à de vieux films de Chaplin; d’autres à des films noirs et d’autres encore déstabilisent, et les repères deviennent alors ceux du moment présent. Le numéro devient son propre référent.

Dans le volet Couche-Tard du Zoofest, j’ai eu l’occasion d’observer ledit spécimen lors de sa première apparition, mais sachez que vous aurez l’occasion d’en faire de même tous les soirs au Cabaret du 4e du Monument National et, ce, jusqu’au 27 juillet!

Et si vous comptez le nourrir, sachez qu’il raffole des cupcakes!

– Vickie Lemelin-Goulet

http://zoofest.com/fr/spectacles/birdmann-events-momentous-timing