Relativement peu de personnes le savaient, mais la première Convention des artisans de la musique (CAM) se réunissait à Saint-Hyacinthe pour permettre aux visiteurs de rencontrer en personne leurs créateurs de musique préférés et tous ceux qui gravitent dans leur univers. L’initiative un peu folle du musicien Samuel Robert a attiré les 26 et 27 mai près de 200 musicien et quelques dizaines d’entreprises.

La grande question : est-ce qu’assez de personnes étaient au courant de cet événement et est-ce que les gens étaient game de se rendre à Saint-Hyacinthe pour l’occasion? Dans le cas du samedi, la réponse brève était : non. Pour être arrivé à la convention en début de soirée (les portes étaient ouvertes jusqu’à 20 h), on a pu constater que le public n’était pas particulièrement au rendez-vous, mais plusieurs artistes eux-mêmes avaient déjà déserté bien avant. Si certains départs étaient justifiés par des spectacles prévus en soirée, elle n’était certainement pas valide pour la majorité des musiciens sur la liste. La rumeur veut que certains sont seulement restés sur place parce qu’ils étaient trop saouls pour prendre leur auto.

Petite précision : au total, près de 200 artistes étaient invités à la CAM, 100 par journée. Ce n’est pas le hasard qui a décidé de qui y serait quand : le samedi, on accueillait les artistes touchant au pop, au rock, au folk, au jazz, etc. Le dimanche était réservé aux bands de métal, de punk et de hardcore. Des vidéos laissent croire que le dimanche a connu beaucoup plus de succès auprès du public et on n’a aucune difficulté à croire que cette scène est tissée plus serrée celles de la veille. C’est donc bon signe : les gens sont prêts à se déplacer, si les artistes arrivent à les convaincre de se déplacer. C’était un peu le pari que faisait Samuel Robert et sa bande, après tout.

Après quelques jours de silence, le bilan a été publié hier soir sur Facebook. L’organisateur n’a pas hésité à parler d’un « grand succès » : « Que de bons commentaires et de surprises, sourires, échanges, nouveaux contacts ou retrouvailles. Que dire de la panoplie de gens se pavanant avec leur piles de nouveaux albums en main, ou de la quantité de photos ou vidéos prise[s] par les visiteurs avec les artistes et bands. Nous sommes persuadés que tout le monde, tant les travailleurs, créateurs et consommateurs[,] ont apprécié l’expérience. »

Le bémol a été selon lui la difficulté de vendre le concept avec des mots, mais cette première expérience permettra de mieux le faire la prochaine fois. Car selon le bilan, il y aurait bel et bien une prochaine fois, mais pas en 2019! « Nous prendrons une pause pour peaufiner le tout et pour tenter de revenir en force en mai 2020. » Certains détails restent à préciser, incluant le nombre de visiteurs et le bilan financier, mais si l’organisateur estime qu’une seconde édition mérite d’avoir lieu, c’est assez bon signe compte tenu que la CAM avait lieu sans subvention et que Samuel Robert payait le tout de sa poche.

Pour lire la publication Facebook, c’est ici.

Malgré ses imperfections, on ne peut que souhaiter que l’aventure de la Convention des artisans de la musique ne s’arrête pas là. À suivre!

Olivier Dénommée

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