Décembre, mois de bilan! On n’y échappe pas: qu’est-ce qui nous a fait rire, sursauter, pleurer et bref, vibrer sur la scène théâtrale cette année? Retour sur 5 spectacles qui méritent une mention.

 

Les Inconnus à La Licorne 

« Le texte traduit admirablement bien le désir lancinant entre les personnages. Les effets techniques rendent également leur sensualité survoltée. Le tonnerre qui gronde, les néons mauves qui vacillent… on imagine le parc où ils se consument, l’air chargé d’humidité, la fraîcheur de la nuit qui s’ensuit… et pourtant, les acteurs ne sortent aucunement de leur enclos, déclamant le texte à une distance d’au moins cinq mètres. C’est simplement prodigieux qu’un texte aussi étoffé capte et maintienne l’attention du spectateur, subjugué par cette relation tumultueuse aux multiples revirements. Un dénouement pour le moins surprenant. Des personnages attachants dont les facettes ne cessent de surprendre. Si le texte est publié, pour ma part, j’achète sans hésiter. » – Edith Malo

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1984 au Théâtre Denise-Pelletier

« Le verdict? 1984 est à voir sans hésiter. Soyez toutefois avertis : cette pièce pourrait vous donner l’impression de regarder le cauchemar que certains imaginent déjà pour nos voisins depuis qu’ils ont élu Donald Trump. Heureusement, pour nous, c’est le rappel que la liberté et la diversité n’ont pas de prix. » – Mélissa Pelletier 

 

Coco à La Licorne

« Dans cette pièce, la franchise occasionne des relations quasi déficientes, mais le clan demeure uni, jusqu’à la fin. Et ce sont ces dysfonctions qui provoquent des rires. À travers leurs failles, ces femmes sont attendrissantes. Si la trame de fond s’ancre dans un drame, on rit beaucoup plus qu’on pleure, quoique la fin aura presque réussi à m’arracher une larme. Pressez-vous pour cette pièce, c’est l’euphorie! » – Edith Malo

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Le sang de Michi au Théâtre Prospero 

« Cette incursion au sein d’un drame personnel est une expérience réussie. Les émotions sont bien transmises aux spectateurs. L’interprétation est exécutée par des acteurs investis. Dans cette nouvelle traduction d’un texte vieux de presque 50 ans, la compagnie Kata montre encore une fois son originalité et sa capacité à s’approprier un autre imaginaire. » – Rose Carine Henriquez

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Les armoires normandes à l’Usine C

« Mais sous les airs baveux, la séduction opère et le spectateur ne démord pas de l’action. La composition des tableaux dans cet espace si spacieux qu’est l’Usine C, le sol recouvert de sable, les éléments de décors qui changeant d’une saynète à l’autre… Tout contribue à maintenir l’attention du spectateur, à lui extirper multiples fous rires, des éclats de joie et une sensiblerie sous toute réserve. C’est tout simplement sublime, accrocheur, un peu rageur… Mais c’est avec un sentiment d’extase, je crois, que les spectateurs sont sortis de cette production. » – Edith Malo

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