Pour la deuxième édition de l’évènement QUÉBEC DANSE, coordonné par le Regroupement québécois de la danse (RQD), des centaines d’artistes, enseignants, diffuseurs et passionnés de danse invitent le grand public à partager amours et plaisirs de danse, un peu partout sur le territoire. De l’école jusqu’à la salle de spectacle en passant par le musée, le studio, la vitrine, le café bistrot, le bar, la bibliothèque, le cinéma, la rue, l’hôpital, le fleuve, la ferme et le Web, la danse infiltrera et rythmera le quotidien des Québécois du 22 au 29 avril avec plus de 150 activités, pour la plupart gratuites. Portes ouvertes, répétitions publiques, cours de danse, ateliers, expositions, installations, rencontres, projets de médiation culturelle, spectacles en salle ou in situ et soirées dansantes composent un menu 100 % danse

 

LA TRACE CHORÉGRAPHIQUE 2013

Dans le sillage de Pas de danse, pas de vie! (2005-2011), la 2 édition de QUÉBEC DANSE battra son plein huit jours d’affilée jusqu’au 29 avril, date de la Journée internationale de la danse. Ce jour-là, BJM – Les Ballets Jazz de Montréal offriront une prestation gratuite à l’Espace culturel Georges-Émile-Lapalme de la Place des Arts (PdA) en écho à la TRACE CHORÉGRAPHIQUE qui, chaque année depuis 2005, marque l’empreinte de la danse dans l’espace public. Cette fois, ce traditionnel emblème réunit sept extraits du répertoire chorégraphique des BJM transposés en séquences de pas apposées sur le sol de la Place des Arts et de la place des Festivals du Quartier des spectacles à Montréal. Du 22 au 30 avril prochain, les passants pourront esquisser in situ des pas de danse et accéder, grâce à un code QR, à des capsules vidéo montrant des danseurs des BJM dans des interprétations scénarisées pour la circonstance. Des fragments de la TRACE CHORÉGRAPHIQUE 2013 se retrouveront notamment à Québec et à Sherbrooke, deux autres pôles de danse professionnelle où QUÉBEC DANSE se déploie avec intensité.

Avec la TRACE CHORÉGRAPHIQUE 2013, le RQD souligne les 40 ans d’existence de la compagnie BJM, fière ambassadrice de la danse professionnelle au Québec, au Canada et ailleurs dans le monde, en captant et restituant quelques éléments de son empreinte toujours vivante dans la mémoire du corps des interprètes. ‹‹ Cette TRACE, de rappeler le porte-parole de QUÉBEC DANSE, Marc Boivin, dit l’urgence de s’occuper du patrimoine de la danse, une part essentielle, mais toujours en jachère, du patrimoine culturel québécois. C’est dans les pas des BJM que QUÉBEC DANSE 2013 prend son envol, dans un joyeux mélange de styles, de genres et de propositions à l’image de la danse actuelle et en devenir. À Montréal, Québec, Sherbrooke, dans les régions de Laval, Laurentides, Montérégie, Estrie, Chaudière-Appalaches, Bas-Saint-Laurent, Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine et Côte-Nord. »

DANSES AU MUSÉE
À Montréal, le Musée d’art contemporain organise une rencontre autour des performances où l’Allemand Tino Sehgal fait écho aux baisers marquants de l’histoire de l’art, tandis que QUÉBEC DANSE fait son entrée au Musée des beaux-arts (MBAM) avec la journée spéciale intitulée Le Musée danse, qui comprend entre autres un réjouissant Bal des bébés animé par Karine Cloutier au rythme des percussions et un parcours chorégraphique en boucles où Louise Bédard et ses trois interprètes s’inspirent du public pour exalter, dans des partitions solos, les aspects architecturaux d’espaces choisis et donner un nouveau relief à certaines œuvres de la collection.

Dans la capitale, au Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ), l’équipe de Karine Ledoyen invite le public dans l’installation sonore de Trois paysages, proposant performances, discussions, jeux et ateliers de fabrication d’objets scénographiques. En résidence de création au Musée de la civilisation de Québec (MCQ), Catherine Larocque ouvre ses répétitions au public.

La danse s’expose également au Salon b avec une vingtaine de photos inédites de spectacles, compagnies et artistes du Québec, présentées par Tangente qui organise un vernissage-encan sous la présidence d’honneur d’Édouard Lock.

 

DANSES AUTREMENT
Au chapitre des activités de médiation culturelle, la chorégraphe Catherine Tardif, la danseuse Sarah Hanley et le compositeur-interprète Michel F. Coté, présentent à Circuit-Est, centre chorégraphique le résultat du projet Alors, on danse?, mené avec des non-voyants et des malvoyants : un extrait remonté duShow poche et 30 minutes de création originale.

Par ailleurs, QUÉBEC DANSE et le CHUM renouvellent leur partenariat par un projet où la chorégraphe, interprète et enseignante Isabel Mohn implique des patients des cliniques ambulatoires des départements de psychiatrie, santé mentale et toxicomanie dans un essai chorégraphique pour quatre danseurs professionnels. Créé au fil d’une dizaine d’ateliers, Corps miroirs est présenté à l’hôpital et ainsi qu’à la Maison de la culture du Plateau-Mont-Royal dans le cadre d’une journée d’activités organisée par le réseau Accès Culture.

À surveiller sur le Web pendant QUÉBEC DANSE, le projet CorresponDanses initié par l’Association québécoise des enseignants de la danse à l’école (AQEDÉ) en complicité avec le RQD. Par l’entremise de la vidéo, des classes du préscolaire, primaire, secondaire et cégep entrent en relation avec des compagnies de danse. Celles-ci sont appelées à saisir et prolonger les courtes séquences chorégraphiques que les jeunes leur ont fait parvenir et à leur en retourner les résultats filmés. Petites co-créations à voir au quebecdanse.org et à partager sur les médias sociaux!

Enfin, le RQD initie un projet pilote avec la bibliothèque Père-Ambroise et le service de garde de l’École primaire Marguerite-Bourgeoys donnant aux enfants accès à la danse par des ateliers de mouvement et par le livre. Et puisqu’on parle de bibliothèques, soulignons qu’une vingtaine d’entre elles sur l’Île de Montréal mettront en valeur leurs livres et DVD sur la danse tandis que la Bibliothèque de la danse Vincent-Warren procèdera à sa traditionnelle vente de vidéos, livres et autres publications.

 

DANSES À L’ÉCOLE ET HORS LES MURS
Comme chaque année, de nombreux cours sont offerts gratuitement dans tous les styles de danse, du ballet classique au baladi en passant par le swing, le hip-hop, la salsa ou le bharata natyam, la danse contemporaine africaine et le folklore, et ce, dans les écoles participantes et parfois, en plein air.

Du côté des établissements d’enseignement supérieur, L’École de danse de Québec et l’École de danse contemporaine de Montréal proposent des journées portes ouvertes tandis que L’École supérieure de ballet du Québec offre une répétition publique de son prochain spectacle en plus de mettre ses ballerines en vitrine dans des variations autour de Balanchine. La troupe de danse contemporaine du centre sportif de l’UQAM présente son spectacle de fin d’année et, du côté des amateurs, les participants aux ateliers d’improvisation de Louis Guillemette montrent le résultat de leur travail au Studio 303.

Parmi les nombreuses propositions hors Montréal, notons la présence quotidienne d’une quarantaine d’élèves de l’école Élédanse sur le traversier reliant Lévis à Québec, les performances présentées dans des lieux publics par plusieurs écoles de loisirs de Salabery-Valleyfield et un flashmob avec des élèves de l’école de danse Quatre-Temps signé Dominique Porte, en collaboration avec le Théâtre du Bic.

 

DANSES EN REPRÉSENTATION
En parallèle aux spectacles gratuits dans des maisons de la culture où s’illustreront notamment Louise Bédard avec J’y suis et Pierre-Paul Savoie avec Contes pour enfants pas sages, un spectacle jeune public, la compagnie des sœurs Schmutt invite à un cabaret dinatoire au Café-Bistrot l’Arrêt de bus avec la performance Schmuttland : pour une utopie durable (contribution volontaire). La 10e édition du très ludique cabaret Short&Sweet du collectif Wants&Needs rassemblera de nombreux artistes à la Sala Rossa pour de très courtes performances qui décoiffent; et on pourra mesurer la richesse des rencontres interculturelles entre le Québécois Emmanuel Jouthe et l’Italienne Chiara Frigo dans When we were old à l’Agora de la danse, et entre le chorégraphe Roger Sinha et le compositeur Kiya Tabassian dans Sunya, présenté par Danse Danse à la Cinquième Salle de la Place des Arts.

Hors Montréal, Heart as Arena, de la Vancouvéroise Dana Gingras, est à l’affiche du Théâtre Centennial, à Lennoxville et de la Rotonde, à Québec, qui présente aussi les résultats d’une étape du projet de mentorat en création dont bénéficient deux interprètes-chorégraphes de la relève.

À Sherbrooke, au Centre des arts de la scène Jean-Besré, la compagnie Sursaut et ses danseurs improvisent pour et avec le public et la compagnie AXILE fête ses vingt-cinq ans dans des propositions variées. Toutes deux ainsi que d’autres chorégraphes et danseurs estriens présenteront des extraits de leurs répertoires respectifs ou de leurs créations lors d’un 5 à 7 ICI DANSE, Vue sur la création chorégraphique en Estrie.

 

LE GRAND PARTY
Organisé à Montréal par le RQD, en toute complicité avec la Société pour la promotion de la danse traditionnelle québécoise – Espace Trad, le Grand Party donne rendez-vous aux artistes, amateurs et passionnés de danse, au Cabaret du Mile-End, le jeudi 25 avril, à partir de 19 h 30 jusqu’à plus soif. Danses callées par Pierre Chartrand accompagné par trois musiciens, performances de la compagnie de folklore urbain [ZØGMA] et DJ en prime, animent la fête.
Tous les détails de l’évènement QUÉBEC DANSE au www.quebecdanse.org.