L’automne s’annonce prometteur du côté des éditions Triptyque, qui ont invité les médias à découvrir leurs nouveaux titres jeudi dernier au café Cherrier. Malgré le contexte difficile qui entoure cette rentrée automnale, notamment à cause du conflit entre Renaud-Bray et Dimedia qui se prolonge, treize alléchantes nouveautés sont au menu.

Il y a d’abord les romans, du nombre de quatre. L’artiste multidisciplinaire Julie Hétu a pris la parole pour présenter Mot, un roman qui se penche sur le destin d’une famille libanaise qui a émigré en Espagne. Central au roman, le thème de la mort et de ses rituels se juxtapose à celui de la corrida, alors que la jeune Elmihra rêve de devenir matador. Vient ensuite Schizo, de Marie-Christine Arbour, qui invite le lecteur dans un récit en forme de spirale qui passe de la dépression à l’exaltation.

Premier roman de Nicolas Coutlée, Les carnets du demi sous-sol se divise en deux parties : d’abord le quotidien de ce narrateur solitaire cloîtré dans son appartement, puis sa vie au grand jour, alors qu’un éditeur accepte de publier ses carnets. Et enfin un autre premier roman, celui-ci de Marise Belletête, intitulé L’haleine de la Carabosse. À la mort de son père absent, Ève hérite de son journal intime, grâce auquel elle parvient à se reconstruire un univers loin de sa mère, la fée Carabosse.

Du côté des essais, deux titres sont proposés. Jacques Julien, à qui on doit, entre autres, des essais sur Robert Charlebois et Richard Desjardins, était présent pour introduire Leonard Cohen. Seul l’amour, qui paraît juste à temps pour le 80e anniversaire du chanteur. Pour accéder à l’oeuvre de Cohen, Julien a choisi l’angle du « pouvoir de l’amour dans la figure classique du couple amoureux », et a aussi misé sur la sagesse qui se dégage de l’artiste pour expliquer son étonnante capacité à toucher les gens. Marc Lincourt, quant à lui, publie Retour aux pierres élémentaires. L’artiste visuel se sert de l’alphabet pour composer des toiles qui donnent un tout autre sens à l’écriture.

En poésie, ce sont cinq recueils qui paraissent cet automne chez Triptyque. Outre le Rapport de stage en milieu humain de Bertrand Laverdure qui a déjà été commenté en ces pages, on regarde du côté de la danse avec Le dernier tableau sera rouge de Michel Côté. Mathieu Blais publie Notre présomption d’innocence, poème/fable qui exprime la violence qui accompagne toute quête de liberté. Éric-Guy Paquin, qu’on connaît pour ses critiques littéraires, signe Morgues, un premier recueil de son cru portant sur la rencontre avec le corps masculin. Enfin, Robert Giroux, poète, auteur et éditeur, propose Debout sur le côté des choses, un recueil où on trouve aussi du récit, et qui parle de mort, de vie et d’amour.

Deux recueils de nouvelles viennent clore cette effusion de nouveautés. Les Contes violents d’Olivier Demers promettent une version revisitée de l’Histoire, pendant que les Histoires de famille, histoires de guerre de Marc-Alain Wolf convient le lecteur dans l’univers fermé des familles juives. Enfin, deux numéros de la revue d’écriture et de littérature Moebius sont à prévoir cet automne, la première, pilotée par François Lepage, sous le thème du ridicule, puis par Mathieu Blais sous le thème Territoires.

-Chloé Leduc-Bélanger

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