Crédit photo : Tim Snow

« Les bottes de pluie, c’est la vie! » que je me suis plu à répéter à ceux qui avait lancé un petit regard dubitatif sur mes pieds quand le soleil nous tapait dessus en début d’après-midi. Quand on essuie quatre orages violents et 1000 averses en une seule journée, on se raccroche à ce qu’on peut. C’est donc sous la pluie, ô cruelle pluie, que s’est déroulée cette première journée de la 12e édition d’Osheaga.

Si la journée a commencé avec dynamisme avec Samito sur la Scène de la Vallée Vans, qui nous a fait danser ça pour un petit trente minutes avec les pièces de son album homonyme, dont la sympathique Tiku La Hina, elle allait vite en prendre plein la gueule de son amie Dame Nature.

Crédit : Tim Snow

Dame Nature: 1 Osheaga: 0

C’est vers 14h que le ciel a commencé à sérieusement se déchaîner, donnant à Osheaga – qui s’est miraculeusement passé sous le soleil depuis plusieurs années – des petits airs de fin du monde. Et ça courrait partout, ça se protégait de l’eau à la va-comme-je-te-pousse… Si bien qu’Andy Shauf a dû abandonner son concert après seulement quelques chansons.

Début d’une pause forcée qui n’a pas fait d’heureux. Angel Olsen a carrément dû annuler sa prestation, alors que London Grammar, The Shins et Glass Animals n’ont pas pu jouer pour toute la durée prévue. De La Soul et Noname n’ont même pas réussi à se rendre à Montréal, à cause des conditions météo. Deux annulations qui se sont ajoutées à celle de Solange, qui en a déçu plus d’un.

L’énième orage a fini par se calmer, nous permettant de tenter d’aller voir Leif Vollebekk à la Scène des Arbres SiriusXM. (Rendu là, on en était encore à l’étape du déni.) Peine perdue: il a finalement fallu courir pour s’abriter une nouvelle fois devant la violence de l’averse.

Du beau, du bon

C’est finalement Sampha qui nous a permis, à 16h55 sur la Scène de la Vallée Vans, de voir un de nos premiers spectacles de la journée. L’artiste britannique, en grande forme, a livré les excellentes chansons rock de son premier album Process (2017). Les festivaliers à poncho ne se sont pas fait prier pour scander les paroles de Plastic 100%, Happens et Under. L’artiste nous a fait le coup du faux départ avant de revenir nous chanter la populaire Blood on Me. L’enthousiasme y était, la voix un peu moins. Fatigué de sa performance? Cette note finale n’est heureusement pas représentative du spectacle.

Crédit photo : Tim Snow

Direction ensuite Scène Verte Sonnet pour un show rentre-dedans de Car Seat Headrest. Juste ce qu’il fallait pour brasser un peu la foule encore un peu hébétée par toutes les difficultés climatiques. Les gars de Seattle, qui peuvent faire vaguement penser à Ought, nous en ont donné pour notre argent. Entre les excellentes pièces tirées de leur dernier album en date, Teens of Denial, dont Fill In The Blank, Drunk Drivers/ Killer Whales (allô le trash des amis journalistes) et Vincent, les gars très prolifiques ont également revisité la jolie Maud Gone, entre autres.

Crédit : Tim Snow

La journée s’est terminée entre la prestation sympathique de MGMT, les fous Justice – sérieusement, ce duo ferait danser la personne la plus blasée de l’univers – et Lorde, qui a failli voir son spectacle annulé à cause des intempéries. Celle qui a dû écourter sa prestation à Lollapallooza la veille était CONTENTE d’être là, encensant le public avec enthousiasme. Belle fin, vraiment.

Osheaga, jour 2 : mes bottes de pluie et moi, on arrive!

Mélissa Pelletier

Osheaga, du 4 au 6 août 2017. Pour toutes les informations, c’est ici.

BABILLARD : Un événement à annoncer? Une formation dans le milieu culturel à faire découvrir? Envie de jammer avec des artistes de feu? Une offre d’emploi? Un autre truc à partager? C’est ici que ça se passe, maintenant, pour partager avec les lecteurs des Méconnus!

À DÉCOUVRIR AUSSI :