Crédit photo : Nina Konjini

Cette année, pour célébrer son nouveau domicile, l’Agora de la danse a invité José Navas à produire une nouvelle création. Pour l’occasion, le célèbre chorégraphe a décidé de monter une rétrospective de ses oeuvres en association avec des collaborateurs de longue date, soit le concepteur d’éclairages Marc Parent et le compositeur Alexander MacSween. Toujours dans une envie de célébrer le corps humain, José Navas nous a livré des tableaux remplis de sa patte unique de chorégraphe.

Mélange d’influences et d’envies

Pendant une heure, le chorégraphe nous invite à re(découvrir) ses différentes approches chorégraphiques en nous livrant des extraits de ses anciennes pièces tout en les actualisant. Ce sont plusieurs tableaux qui s’enchaînent et qui ne se relient pas vraiment. La pièce commence et finit sur une fourrure semblable à celle d’une bête, qui bouge grâce aux interprètes sur une entrevue de José Navas lui-même, qui parle de cette résidence chorégraphique et de sa pièce.

Par la suite, le public a pu savourer la gestuelle du chorégraphe à travers un solo sensuel, envoûtant et dénudé des interprètes, un duo précis et poétique, des moments de synchronisation de groupe, un solo énergique et remarquable de bharatanatyam ou encore des compositions visuelles avec tous les corps.

Crédit photo : Valerie Simmons

Composition fine et empreinte chorégraphique

On est effectué sur la musique d’Alexander MacSween qui, pour chacun des tableaux, a enregistré la voix des interprètes afin de créer un instrument unique et original. Les effets sonores se rapprochent parfois du mystère, parfois de l’angoisse. Entre rythmes saccadés et longueurs de notes, les compositions embellissent la composition gestuelle de José Navas.

Que ce soit dans les solos ou dans les moments d’unisson, on identifie clairement la marque du chorégraphe. Les interprètes livrent leurs mouvements circulaires avec une belle fluidité, en sachant les arrêter de façon nette pour proposer davantage d’angles, de lignes et de précision.

José Navas aime aussi jouer avec l’espace. Dans un beau décor scénique proposé par Lino, les diagonales de mouvements s’enchaînent et découpent l’espace. Grâce à une maîtrise de la part des danseurs ainsi que de très beaux effets de lumières, les différents tableaux nous fascinent par la synchronicité des danseurs, leur unicité dans le groupe et leur technique classico-contemporaine qui mettent très bien en valeur les mouvements du chorégraphe.

Léa Villalba

On de José Navas, du 11 au 14 octobre à l’Agora de la danse. Pour toutes les informations, c’est ici.

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