En publiant ce recueil, je veux m’assurer que ces perles rares et ces grands crus rejoignent un maximum d’oreilles.»

 

Montréal, -1000 degrés. C’est dans un froid glacial que je me suis réfugiée dans un petit café sur Mont-Royal pour jaser avec Nicolas Pelletier. Véritable phare de la critique musicale au Québec, il a lancé le 16 janvier dernier Les perles rares et les grands crus de la musique, un recueil en deux tomes regroupant plus de 1000 de ses textes. Deux impressionnantes briques qui ont le potentiel de devenir d’intéressantes références pour tout critique établi ou en devenir.

Chroniqueur musical depuis 20 ans et éditeur web depuis 12 ans, notamment au blogue musical enmusique.ca, Nicolas Pelletier mange littéralement de la musique. Depuis ses études au Cégep Édouard-Montpetit, le journaliste a développé une véritable passion pour la critique: « À cette époque, je me suis mis à écrire des critiques rétroactives, juste pour le fun. J’en ai écris plus de 800! » Ça explique pourquoi le premier tome remonte jusqu’en 1950! Mine de rien, Nicolas a à son actif plus de 3000 critiques qui ont été publiées dans plusieurs magazines et webzines, dont Emoragei.

Après 20 ans de carrière, et se rendant compte que certains de ses textes étaient effacés de la toile ou des kiosques, Nicolas a eu envie d’agir pour ne pas perdre ces (nombreuses!) heures de travail. « J’ai commencé à faire des archives, à mettre en ordre chronologique mes critiques. Ça a été un gros travail d’assemblage! » Plus de deux ans en fait, à choisir ses meilleurs textes, ceux qui pouvaient encore trouver une résonance aujourd’hui. Surtout, un travail de retouche, de classification et de mémoire. Parce qu’en plus de présenter les résultats de ses efforts, Nicolas nous entraîne avec lui dans les différentes époques de sa carrière. Ses débuts, ses apprentissages divers…

Les deux recueils, publiés à compte d’auteur, présentent des artistes de styles musicaux très diversifiés. « On m’a dit que je ratissais large… et je n’en ai même pas conscience! Je m’intéresse à différents types de musique, ce qui amène ce côté très hétéroclite. Je peux autant entrer en transe au Festival Nuits d’Afrique que tripper sur les tounes de Laroux. Je présente en quelque sorte un regard québécois sur ce qui s’est fait en musique depuis 1950. » Ça passe donc du rock au jazz, en s’arrêtant à la pop, l’électro, le lounge, le classique, etc. Et surtout, Nicolas s’intéresse aux grands noms oui, mais n’a pas laissé passer les groupes émergents à surveiller.

C’est personnellement la première fois que j’entends parler d’un tel concept chez un critique, et je dois dire que je le vois d’un œil bien sympathique. La critique est elle aussi art et un travail constant, qui mérite d’être répertorié et surtout valorisé.

– Mélissa Pelletier

 

Les perles rares et les grands crus de la musique

Nicolas Pelletier

1250 p.