Crédit photo : Kimberly Farmer

Depuis 1993, le dessinateur belge Midam nous fait vivre les aventures de Kid Paddle et de ses compagnons. Trois ans après le quatorzième tome, le jeune héros nous revient dans de toutes nouvelles planches très attendues par les fans, Men In Blork!

Après plus de vingt ans d’existence, Kid Paddle continue à faire sourire et son père créateur ne cesse de se renouveler. Tout en gardant l’esprit des débuts, on voit le gamer des années 90 s’adapter à son temps et intégrer des références pop plus actuelles. Par exemple, une planche sur un « Top Chef » à la manière du Kid, où la nourriture devient sujette à expérimentation gore.

Toujours inspirés de l’univers geek, les dessins mettent en scène les aventures des héros, mais aussi des personnages de leurs jeux vidéos préférés : les blorks, Rikiki, le petit barbare et la princesse s’aventurent autant que les enfants, témoignant de leur vie irréelle faite d’aventures surprenantes et drôles.

Chaque planche est joliment élaborée, légère et bien construite. Une œuvre agréable qu’on dévore! Comme à son habitude, Midam nous laisse plusieurs planches sans texte, où les délires clownesques prennent tout leur sens.

Une bande dessinée pour tous

La bande dessinée ne cesse d’approfondir les relations familiales, amicales et sentimentales du jeune Kid Paddle. Midam retranscrit toutes sortes d’aventures loufoques au musée, à table, au salon d’arcade, à l’école et chez les amis. On s’attache au quotidien des protagonistes, auxquels on peut facilement s’identifier.

Horace, personnage naïf qui adore son jouet Rikiki ; Big Bang qui trouve toujours de nouvelles expériences scientifiques à tester ; Carole, la sœur de Kid, un peu blasée de la vie ; le père de Kid qui tente du mieux qu’il peut d’être un père cool et enfin Max, la fille branchée et gothique pour qui Kid a un faible. Une belle famille de personnage qui nous amène dans divers contextes, aussi fous les uns que les autres et où, malgré la moquerie, les sottises et les échecs, règnent une belle complicité entre tous et surtout beaucoup d’amour.

Une bande dessinée qui fait du bien à lire, combinant l’esthétique de ses débuts, la modernité de certains thèmes et la légèreté des personnages à qui on s’attache et qu’on aime voir grandir.

Léa Villalba

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