Crédit photo : Louis Jalbert 

Samedi, 2 septembre, troisième journée du FME. Aucun plan précis en vue pour la journée, on a pris le pas vers l’aventure en tentant de découvrir le plus de spectacles possibles. Étonnamment, ça n’allait pas être si facile…

Direction Salle des Chevaliers de Colomb pour voir la prestation de Mon Doux Saigneur. Malgré quelques petits problèmes techniques (le son parfois mal ajusté, la ceinture de guitare qui brise) et le fait qu’on n’entendait pas très bien les paroles des chansons, le groupe nous a offert une performance plutôt détendue dans une ambiance très joviale. Même un jeune bambin a exprimé régulièrement sa joie avec quelques petits cris. Mon Doux Saigneur lançait d’ailleurs son nouvel album homonyme, ce qui nous a permis d’entendre quelques nouvelles mélodies. Et ça sonne bien.

Mon Doux Saigneur Crédit photo : Thomas Dufresne

Ensuite, petit arrêt de spectacles dans la programmation du festival pour nous laisser savourer un gigantesque buffet et boire quelques cocktails, et ce, grâce à la SOCAN. Quelques membres organisateurs du FME, ainsi que le maire de la ville, Mario Provencher, ont adressé leurs remerciements aux artistes, bénévoles, médias et autres invités. Tous sont en accord sur une même chose : la 15e édition du FME se veut un véritable succès et sa popularité augmente d’année en année. Moment touchant du discours : le petit hommage à Andréanne Sasseville, décédée des suites d’un cancer au début de l’année. Étant donné son implication dans le festival durant les années précédentes, cette 15e édition lui a été dédiée.

L’Agora des arts en met plein la vue

Le Bleu Crédit photo : Louis Jalbert

Le ventre plein, nous avons pu continuer notre soirée à l’Agora des arts pour voir l’excellente prestation de Le Bleu. Petite surprise à l’horizon : Safia Nolin est venue se joindre au duo le temps d’une chanson. Un moment tout en douceur grâce à ces deux voix féminines qui s’harmonisent à merveille. Vers 20h45, Antoine Corriveau a pris possession de la scène pour une performance bien mélo, à son image. L’artiste, très groundé sur scène, a réussi à nous émouvoir avec sa voix profonde. Quelques effets de lumière suffisaient pour la mise en scène. Pas besoin de plus, Antoine Corriveau maîtrise déjà très bien l’art de la scène. Par ailleurs, il invite son public à son grand spectacle intitulé Cette chose qui cognait au creux de sa poitrine sans vouloir s’arrêter, qui se donnera le 7 décembre à l’Usine C.

Betty Bonifassi Crédit photo : Louis Jalbert

Bien qu’on assiste plus souvent qu’autrement à des performances incroyables au FME, celle de Betty Bonifassi restera sans aucun doute gravée dans notre mémoire. Et dire qu’on a passé à deux doigts de rater ce spectacle, puisque l’Agora des arts affichait salle comble. Après quelques hésitations, on a décidé de se faufiler pour assister à ce spectacle. Meilleure décision à vie (ou presque!). Betty a enflammé la scène avec son charisme indéniable et sa voix d’or. La foule criait, dansait et scandait le nom de l’artiste. Bref, le party était pogné dans la place! En contrôle total de sa voix, Betty a eu le droit à deux ovations, rien de moins. Très émue de la réception du public à son égard, la chanteuse, avec les larmes aux yeux, a remercié à quelques reprises les gens présents sur place pour tout cet amour. Wow.

Presque remis de nos émotions après cette prestation de haut calibre, nous nous sommes dirigés vers l’Espace lounge Hydro-Québec pour voir Barry Paquin Roberge. Le groupe, très énergique, a su faire danser les spectateurs sur place avec leurs succès et des reprises des Bee Gees. Aux sons de divers instruments musicaux (guitare, flûte, percussions), le groupe – qui gagne à être davantage connu en raison de son talent et de son charisme hallucinant – aurait pu assurément jouer une heure de plus sans perdre l’intérêt du public.

« Est-ce qu’on peut entrer? »

Comme dans tout bon festival, il y a des hauts et des bas. Au FME, ce qui cloche parfois à travers tous les bons coups, c’est la difficulté d’accéder aux spectacles. Sans blague. Vendredi soir, on nous a refusé l’accès à Chocolat au Cabaret de la dernière chance, tandis que samedi, nous avons dû faire face à nouveau à deux autres refus : le spectacle de Blood and Glass au sous-sol du Petit Théâtre du Vieux Noranda et celui de It It Anita, encore une fois au Cabaret de la dernière chance. Et disons qu’on a été très chanceux de croiser une bonne âme bien placée pour assister au show de Betty Bonifassi. Faudrait-il prévoir plus de scènes extérieures pour les prochaines éditions? Ou plus de concerts des groupes qui remplissent les salles? Mine de rien, ça fâche un peu. Si le FME demeure un des plus beaux festivals au Québec, ce petit bémol nous a un peu laissé sur notre faim.

Marie-Eve Leclerc

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