Crédit photo : Thomas Dufresne

À chaque année, c’est la même histoire. En plein cœur du Parc La Vérendrye, une petite panique se pointe le bout du nez. Pourquoi s’infliger 7 heures de route de façon tout à fait volontaire? C’est en arrivant à la 15e édition du Festival de musique émergente d’Abitibi-Témiscamingue, FME pour les intimes, que ça revient : parce que c’est un des plus beaux festivals du Québec. Retour sur une première journée mouvementée.

Après avoir reviré Montréal à l’envers pour trouver la vaillante navette qui allait nous mener à bon port, départ d’Hochelaga à 10h. Pas le temps de s’arrêter ou presque, si ce n’est pour se faire préparer une frite de casse-croûte par une madame aux faux ongles plus longs que nature. Fallait y être, faut croire.

C’est vers 18h que notre équipée est arrivée, saine et sauve et un peu fatiguée, pour découvrir les joies du FME. Dur dur de choisir entre les Emily Wells, Elephant Stone, Julien Sagot, Lary Kidd, Chocolat, Louis-Philippe Gingras, Makwa, etc. Retour sur nos deux coups de coeur de la soirée.

Jason Bajada

Crédit photo : Dominic Mc Graw

Premier arrêt, lancement de Jason Bajada. Dans un Cabaret de la dernière chance plein à craquer, l’auteur-compositeur-interprète nous a chanté les sombres pièces de son nouvel album double Loveshit II (Blondie & The Backstabberz). Et pour être sombre, c’est sombre. C’est que ces chansons rock ont été écrites après une foudroyante peine d’amour, une dépression et, on le devine bien aux paroles de ses chansons, beaucoup de trahisons.

Malgré la lourdeur du tour de chant, le public ne s’est pas fait prier pour lancer des rires et des « Bravooo! » bien sentis. L’ambiance était à la fête, et ce n’est certainement pas quelques chansons tristes qui allaient venir ternir la soirée. Au contraire, Bajada est arrivé à créer une bulle bien sympathique… Triste, oui, mais jolie aussi.

Zen Bamboo

C’est Zen Bamboo qui nous a ensuite chanté ça au Petit Théâtre du Vieux Noranda. Ou plutôt, qui ont défoncé ça. Avec une tonne d’énergie, les gars ont lancé les pièces de leur premier volume sorti plus tôt cet été, Juvénile. Trois autres volumes viendront, jusqu’à l’album produit et mixé par Thomas Augustin de Malajube. Si on peut lire que c’est en fait « Malajube en plus badass » dans leur description pour le FME, on peut le voir bien différemment. Disons plutôt que le groupe a un son pop rock bien à lui. Ça rentre-dedans, c’est accrocheur, c’est dur de détourner le regard.

Sim Larose, le chanteur et guitariste, y est pour beaucoup. Énergique, décalé, toujours l’air de sortir de ses pensées, l’artiste crée une atmosphère trash juste-ce-qu’il-faut. « Voici une chanson sur les histoires d’un soir. Celles qui ne finissent pas toujours bien. Tsé, quand ça gratte. » a-t-il lancé avant de chanter le premier extrait de son deuxième volume, Si c’est correct. Beau, beau, beau. Un groupe à suivre sans hésiter.

On aurait voulu finir la soirée en zieutant Chocolat, mais un mur de personnes qui ont eu exactement la même idée au même moment nous en a empêchés. Qu’à cela ne tienne, on a plutôt profité des autres joies du FME, entre shows extérieurs et fou party dans tous les recoins de Rouyn.

À go, on repart!

Mélissa Pelletier 

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