Mea culpa, je n’avais jamais eu la chance de voir Fever Ray en concert. C’est mercredi soir au MTELUS que j’allais pouvoir y remédier en bonne et due forme. Et j’allais être servie. Retour.

C’est vers 20h30, avec quelques minutes de retard, que Fever Ray (alias Karin Dreijer) a envahi la scène. Ou plutôt, la gang de Fever Ray. Dans une mise en scène rappelant un défilé de mode, les musiciennes et les choristes sont entrées une à une sur scène sous les applaudissements de la foule. Paillettes, costumes colorés – dont un très très musculeux -, maquillages éclatants. Le ton était donné pour un tour de chant sans complexe. C’est à la toute fin de ce drôle de défilé que Fever Ray, crâne rasé et look décalé, est arrivée sur scène dans une explosion de joie. Un peu plus et le public criait « PARTY » d’une seule voix.

C’est avec An Itch que les artistes se sont lancés. J’insiste d’ailleurs sur ce mot au pluriel. C’est que les retardataires – pas de première partie oblige – qui n’ont pas eu la chance de voir l’entrée triomphale pouvaient se poser la question. Mais qui diable pouvait bien être Fever Ray entre ces trois interprètes qui avaient droit au même espace sur scène? Difficile à dire, vraiment. Et ça ajoute à ce jeu de l’anonymat qu’aime bien Karin Dreijer sur scène – un acolyte de spectacle a d’ailleurs porté cet extrait révélateur à mon attention :

Un intérêt qu’a aussi le feu duo The Knife, constitué de Karin Dreijer et de son frère Olof, qui a proposé un spectacle de style karaoké pour l’album Shaking The Habitual. Mais revenons à nos moutons : c’est dans une lumière très vive et colorée que Fever Ray a enchaîné les pièces de Plunge : A Part of Us, This CountryRed TrailsFalling… On a aussi eu droit à des beaux souvenirs, When I Grow Up et Concrete Walls.

C’est seulement après une trentaine de minutes que Karin Dreijer s’est adressée à la foule, brisant un petit mur qui semblait s’être formé entre la scène et les spectateurs. Et hop, c’était parti pour un party un peu plus assumé, un peu plus fou. Et ça y allait par là, entre déhanchements latins et petites passes sadomasochistes. Rien de moins.

Bref, c’était beau hier du côté du MTELUS. Fever Ray est étrange, incontournable, unique. Elle le sait, et c’est bien parfait comme ça.

Mélissa Pelletier

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