Vendredi dernier, nous nous sommes rendus dans un bâtiment étrange, méconnu et rempli de surprises. C’est avec plaisir que nous sommes partis à la découverte du petit Théâtre Parenthèse afin de participer au vernissage de l’exposition Le Grand Bardas de l’artiste Hugo St-Laurent. Dans une ambiance détendue et intimiste, nous avons parcouru les œuvres de ce jeune photographe et sommes allés à sa rencontre pour en savoir plus.

Des œuvres captivantes et sensibles

Provenant du monde du théâtre, Hugo St-Laurent s’intéresse beaucoup à l’art performatif et photographie souvent des communautés montréalaises, notamment les artistes de feu et les groupes féministes. Des photos pleines de détails, de mouvement et d’humanité qui symbolisent son travail.

Dans une pièce noire garnie de ces clichés, nous avons pu observer des couleurs très vives, très assumées et très brutes lors de performances avec des néons, mais aussi des photographies aériennes très douces, dans un noir et blanc presque gris, faites avec des artistes de cirque.

C’est tout un univers que l’artiste dévoile sous nos yeux. Un univers qui porte une singularité et une sensibilité artistique notable. C’est un goût marqué pour le mouvement et la forme qui ressort de son travail. Parfois sensuelle, parfois brute, parfois tendue, l’émotion est une des caractéristiques principales que nous avons observées dans ses œuvres.

Les détails du corps rythment ses photos, leur donnent des trajectoires et parfois même une véritable action, notamment dans les images de performances, où comme il nous l’a mentionné, « c’est difficile d’éclairer le sujet avec de la lumière en mouvement ». Hugo St Laurent relève pourtant parfaitement le défi et offre des clichés poétiques et engagés.

Un artiste en constante exploration

Lorsqu’on vient vers lui, Hugo St Laurent nous explique qu’il s’agit de sa première exposition à vie et qu’il se sent quelque peu … « fébrile »! Travailleur social avant tout, cela fait seulement deux ans qu’il s’adonne à la photographie. Quand on lui demande ce qui guide ces choix photographiques, il nous explique qu’il les aborde comme au théâtre. Pour lui, il existe un momentum pour prendre ses photos.

Je clique quand l’artiste vit l’émotion. Je veux montrer l’intérieur de la personne. »

Photographe de l’instant performatif, il aurait comme envie de faire aussi de la mise en scène dans de futurs projets et continue à élaborer ses nombreux désirs créatifs. L’artiste, fort d’intérêts et d’influences diverses qui éclairent son travail, se penche notamment beaucoup au dépôt du corps dans l’espace, aux regards, aux mains et aimerait beaucoup cultiver l’aspect surréaliste dans ses photos.

De plus, il nous confie vouloir explorer davantage le message social à travers ses clichés. Il souhaiterait développer davantage une action sociale par la photo. C’est ainsi un artiste en pleine progression, en pleine conscientisation de son talent et de ses intérêts que nous avons rencontrés, dans la simplicité, l’humilité et l’humanité. Plein d’idées pour la suite, son mot d’ordre : « Explorer, encore et toujours ! »

Léa Villalba

Le Grand Bardas de Hugo St-Laurent, une exposition qui s’est tenue au Théâtre Parenthèse 2177 rue Masson (coin de Lorimier), porte 311 (3e étage). Pour toutes les informations, c’est ici.

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