Photo : Adelaida Pardo

Il y a cinq ans, Carmen Ruiz et Sebastian Mejia fondaient avec d’autres musiciens un ambitieux collectif musical mêlant leurs influences latines (les deux sont originaires de la Colombie) et leur passion pour la musique d’Europe de l’Est. Il s’agit du Gypsy Kumbia Orchestra qui compte une quinzaine de membres. Pour souligner cet anniversaire – et pour vous les faire découvrir si ce n’est pas déjà fait! –, nous avons posé quelques petites questions aux membres du GKO.

Si le groupe était une tarte et que chacune de ses influences représentait une pointe, à quoi ressemblerait-elle?

Notre tarte est une recette à la fois sucrée et épicée avec un touche amère dans laquelle chaque point serait remplie des couleurs vivantes.

La croûte est faite avec une base de musique, une couche de danse et une touche de théâtre et de cirque. Pour la crème, on met 30 % de cumbia, 20 % des balkans et on ajoute un 50 % d’originalité et de folie. En plus, pour que la recette fonctionne, il faut bien que le public mette les mains dedans et nous aide à tout brasser et, bien sûr, à bien la manger! (Carmen Ruiz)

Quelle est votre pièce incontournable en spectacle? Pourquoi?

Notre répertoire est large, donc l’incontournable a bien changé d’un époque à l’autre, mais depuis un bout on dirait Alta Cima.

Cette chanson a été le premier single de l’album Revuelta Danza Party. Elle a été composée par Anit Ghosh et Sebastian Mejia, c’est une cumbia très groovy avec des sons balkans qui parle de nos pensées par rapport au système qu’on vit. En plus, on aime la mise en scène qui vient avec. (Perditi et Anit Ghosh)

Revuelta Danza Party, premier album du Gypsy Kumbia Orchestra

Quel est votre meilleur souvenir de scène?

Notre démarche passe par l’intégration du public à nos spectacles et on collabore avec différents artistes, donc un moment magique est survenu lors d’un spectacle à Toronto, quand Mahesh Vinayakram, un des artistes chanteurs de plus incroyables qu’on connaît, a monté sur scène puis a mis tout le monde à chanter avec lui. On est bien reconnaissants de ce moment magique dans lequel la force d’une voix a donné la place à tellement de voix. (Perditi)

Que comptez-vous explorer de nouveau dans votre prochain spectacle/album?

Les fantaisies fantastiques de chacun de nous tous. (Carmen Ruiz et Perditi)

Où voudriez-vous absolument jouer un jour?

Dans notre propre chapiteau qui parcourt le monde entier, mais qui revient à Montréal pendant le beau temps d’été. (Carmen Ruiz et Perditi)

Bonus : Quel est l’album le plus inspirant que vous avez entendu dernièrement?

Vegetation=Fuel par Freeworm. (Anit Ghosh)

Le GKO festoie en grand ce vendredi 17 novembre ses « cinq ans de musik, danza, cirko et réinvention » avec un spectacle au Théâtre Rialto dès 21 h (ouverture des portes à 20 h). Le collectif reçoit pour l’occasion 2 DJs et des invités spéciaux et promet de livrer une performance que vous n’oublierez pas de sitôt. Pour plus de détails sur l’événement, c’est ici. Suggestion : (re)mettez-vous donc dans le bain en écoutant l’album Revuelta Danza Party :

– Olivier Dénommée

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