Le projet Someurland a démarré au moment où le duo Elaine Martin et Jean-Philippe Villemure (Lo Ra, Amour à Jeun) prenait une pause, celui-ci se consacrant à son nouveau rôle de père. Elaine s’est alors consacrée à ce projet plus personnel. Sympathique, elle a accepté de me jaser de cette nouvelle voie.

E.M.: «  Parle-moi de Someurland qui semble très loin d’Amour à Jeun, qui sonnait plus distorsionné, plus…»

Elaine : « Plus dark, plus lourd. Mais justement, mes dernières compositions, je les voyais mal fitter avec Amour à Jeun. Certaines étaient plus poppy, plus légères.»

La rupture et la distance, thèmes de prédilection

Elaine Martin s’est inspirée de sa rupture avec son ex-copain, une relation qui aura duré 4 ans. Séparés entre Montréal, San Francisco et Vancouver, les amoureux auront vécu la distance comme l’un des facteurs responsable de cette rupture. L’album n’est pas mélancolique pour autant, au contraire: la mélodie est vaporeuse, éthérée. «Ça me tente pas d’écrire des tounes super lourdes, comme si c’était la déchirure de mon âme. J’essaie de balancer ça avec la musique qui va inspirer de l’espoir quand même.»

Ses influences proviennent autant du rock (Oasis, The Naked and Famous) que de l’électro pop (Grimes, Robyn).

Ça ne fait pas super longtemps que j’ai commencé à écouter de l’indie électro. C’est un ami qui m’a initiée et je suis tombée sur des artistes comme Robyn. Ça été comme un genre de révélation. Je pense que pendant vraiment longtemps je me suis tenue avec des gens qui avaient un préjugé contre la pop en général, comme quoi ça devenait immédiatement de la sous-musique. Mais en découvrant des artistes comme Robyn, je me suis dit non, la fille est super intègre et elle trippe tellement à faire cette musique-là. J’ai l’impression d’avoir renié un côté de moi-même pendant super longtemps. »

Si bien que le groupe The Raveonettes est devenu une révélation pour elle…

Si y’avait une toune que je pouvais écouter en repeat jusqu’à la fin de mes jours, ce serait « Lust ». Je la trouve parfaite en soi. Le groupe The Raveonettes, je le considère comme une espèce de dark pop dans son genre. À la base, mon jeu de guitare doit ressembler à ce que Raveonettes ferait. Super simple. Mélodique. »

De l’anglais au français, hommage à Adamus

La première toune que j’ai écrite en français, c’est après avoir écouté du Bernard Adamus. J’ai eu la révélation que c’était possible d’écrire des trucs francophones qui me ressemblaient [contrairement] à ce que j’entendais normalement à la radio. »

La sortie officielle du premier EP est prévue pour le 27 août 2013. Vous pouvez suivre les développements sur sa page Facebook.

– Edith Malo