Crédit photo : Sébastien Roy

La Société des arts technologiques (SAT) et l’Orchestre symphonique de Montréal (OSM) s’associent, une fois de plus, pour une immersion philharmonique et visuelle de l’œuvre de John Adams : Harmonielehre. La célèbre pièce sera présentée du 17 au 27 octobre dans le dôme de la SAT, accompagnée par un film immersif pour une expérience sensorielle hors du commun. Retour en mots sur cet instant hors du temps.

Géométrie et mathématique comme moteur de création

Confortablement assis sur de grands sofas mous, le public de la SAT assiste pendant une quarantaine de minutes à une représentation spectaculaire et s’immerge complètement dans la musique de John Adams, diffusée par les 157 haut-parleurs. Après être entrées virtuellement à la Maison symphonique de Montréal, les images s’enchaînent et on plonge dans un monde imaginaire qui s’interroge sur la créativité, sa naissance et son développement.

Suivi par Nagano, chef d’orchestre de l’œuvre, pendant le processus de création, les esthétiques visuelles se transforment au gré de la composition. On tente alors d’entrer de manière fictive dans le subconscient de John Adams et de voir des procédés mathématiques de création. Les formes géométriques sont créées et recrées au rythme de la musique, pendant que des formules mathématiques apparaissent et disparaissent en toile de fond.

Les images du concert, en plus d’alterner entre des images des partitions et tout un méli-mélo de réflexions plus scientifiques pour comprendre comment créer, s’ouvrent aussi dans des univers plus abstraits.

Les mondes imaginaires de la musique minimaliste

Les tableaux s’enchaînent et ne se ressemblent pas. Dur de ne pas être happé par des mondes très imaginatifs, à la fois étranges, minimalistes et fascinants. Toujours inspirés par la géométrie, les paysages se créent devant nous, bougent et nous font bouger. Il est alors le moment de bouger la tête pour observer tous les détails de chaque tableau, presque vivant devant nos yeux.

Les atomes côtoient un bateau qui passe sous un pont. Sur une musique tourmentée et parfois angoissante, les univers sombres et mystérieux accompagnent à ravir la musique. Le brouillard accompagne les nuages, formant une ambiance bien poétique. Par la suite, ce sont de grosses boules rouges qui apparaissent, telle une constellation, se transformant bientôt en un mur entier d’étoiles qui se multiplient.

Sur les cris de la musique, les images explosent et semblent nous tomber dessus. Les ponts et les effets mouvants sont impressionnants. On a l’impression d’y être.

Malgré quelques effets visuels moins réussis, la création visuelle est unique, très élaborée et fascinante. Mariée parfaitement avec la musique de John Adams, l’immersion est totale et permet une expérience sensorielle originale.

Léa Villalba

Harmonielehre, du 17 au 27 octobre 2017. Pour toutes les informations, c’est ici.

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