En cette fin de mois d’avril, concentrons-nous un instant sur les films qui se sont retrouvés face à de nombreux défis, de par leurs thèmes ou leur contexte de sortie. Lesquels auront su les surmonter? Spécialement ce mois-ci, après deux coups de cœur, retour sur un coup de gueule qui ne pouvait pas passer inaperçu de par les enjeux qu’il aborde.

Jusqu’à la garde de Xavier Legrand


En faisant preuve d’une mise en scène asphyxiante et d’un réalisme troublant, Xavier Legrand a su relever le défi, à une période particulièrement importante pour les droits des femmes après le mouvement #MeToo, d’évoquer à l’écran ce sujet si délicat qu’est la violence conjugale. Le cercle vicieux d’un huis clos marital où s’installe la manipulation est lui aussi modelé à merveille au sein d’un thriller social qui ne fait pourtant rien à moitié, sans jamais tomber dans le sensationnalisme ou l’exagération. C’est un coup de maître pour cet acteur de théâtre passé derrière la caméra après un court-métrage sur le même sujet et qui aura su montrer qu’il n’y a pas besoin de faire appel au genre fantastique pour évoquer l’horreur.

En salles depuis le 27 avril

La promesse de l’aube d’Éric Barbier

Malgré un ensemble somme toute très classique et conventionnel, le réalisateur français tient sa promesse invisible envers Romain Gary en réussissant une adaptation fidèle de son roman et nulle autre que l’un des plus grands chefs d’œuvre de la littérature française. Le duo Pierre Niney-Charlotte Gainsbourg dans les rôles respectifs de Gary et sa mère y sont évidemment pour beaucoup et nous livrent une interprétation bouleversante d’un sentiment pourtant si complexe à transmettre, celui d’un amour inconditionnel qui lie une mère à son fils.

En salles depuis le 13 avril

Moi, belle et jolie, Abby Kohn et Marc Silverstein

Son titre en français, de la version originale I Feel Pretty, annonçait peut-être déjà la couleur de cette catastrophe cinématographique. Ici, Amy Schumer et ses collègues réalisateurs se vautrent complètement en faisant passer un message qui se veut body positive et qui ne l’est pas une seule seconde dans le film. On repassera pour un film frais et féministe, puisqu’ici une jeune femme réussit tout dans sa vie dès lors qu’elle se réveille en croyant désormais correspondre aux critères de beauté actuels. En plus d’être un film dont on n’avait absolument pas besoin, c’est aussi un film dangereux par le message qu’il envoie et à faire passer dès maintenant aux oubliettes!

En salles depuis le 20 avril

Ambre Sachet 

BABILLARD : Un événement à annoncer? Une formation dans le milieu culturel à faire découvrir? Envie de jammer avec des artistes de feu? Une offre d’emploi? Un autre truc à partager? C’est ici que ça se passe, maintenant, pour partager avec les lecteurs des Méconnus!

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