Difficile de passer à côté du sujet… À moins de vivre sous une roche. Le ministre de la Culture et des Communications, monsieur Luc Fortin, vient tout juste de sortir sa nouvelle politique culturelle. J’ai d’ailleurs pu en discuter cette semaine avec Franco Nuovo, à son émission estivale Dessine-moi un dimanche.

On doit comprendre quoi de cette politique? Quels sont les enjeux pour les artistes et travailleurs culturels? Pour comprendre notre avenir, il faut retourner dans notre passé. La dernière politique culturelle du Québec date de 1992 : il a coulé de l’eau sous les ponts depuis.

Ça a pourtant été un exercice majeur qui donna entre autres naissance au Conseil des arts et des lettres du Québec, un organisme qui est maintenant garant de l’autonomie de la création artistique et de la participation de la communauté artistique à la gestion du soutien à la création. Avec la mise en place du Conseil des arts, les artistes et les organismes culturels sont maintenant jugés par des pairs. Des gens qui comprennent ce qu’ils font.

Ce petit retour dans le temps permet de comprendre l’importance de l’exercice. Oui oui, je sais, réfléchir à ce que sera la culture au Québec dans le prochain quart de siècle à l’orée du mois de juillet, c’est un brin violent.

Imaginez pourtant les enjeux. La prochaine politique culturelle du Québec va orienter les investissements pour les 25 prochaines années. C’est long 25 ans. Est-ce que l’argent ira au numérique? Directement aux artistes? Est-ce qu’elle sera investie massivement à Québec et Montréal ou nous reconnaîtrons collectivement que les régions culturelles existent? Est-ce que nous arriverons à briser les silos entre les différents ministères pour installer de véritables dialogues et collaborations entre culture, santé, éducation et innovation?

Vous êtes invité à lire et commenter ce projet de politique, puisque tout se jouera véritablement dans le plan d’action qui sera livré à l’hiver. C’est le moment d’inscrire votre voix dans la culture de demain. Imprimez le document, concoctez-vous votre meilleure recette de sangria, étendez-vous au soleil (politique en main) et rêvez. Rêvez à ce que devrait être notre univers culturel dans les prochaines années.

Pour commenter le projet de politique, c’est par ici.

Julie Gauthier (qui blogue aussi ici)

Le conseil de la semaine, c’est un peu pour donner au suivant, pour écrire ce que Julie Gauthier aurait bien aimé lire quand elle était seule à son bureau de directrice générale de la coopérative Paradis (dans un vieux cinéma froid où la neige rentrait l’hiver), poste dans lequel elle portait tous les chapeaux: c’est elle qui posait l’abri tempo, qui gérait un débordement de toilette un 25 décembre et qui n’avait qu’une pomme et une orange pour Noël (seul le dernier item est fabulé). Aujourd’hui artiste (cinéaste-scénariste à temps partiel), directrice du Conseil de la culture du Bas-Saint-Laurent et à la vice-présidence du Réseau des conseils de la culture du Québec, Julie a envie de partager son savoir avec tous les travailleurs culturels et artistes de la relève qui ont besoin d’un coup de pouce pour le côté le plus plate (ou pas?) de la force : financement, développement de projet, marketing… Name it! À suivre tous les lundis.

BABILLARD : Un événement à annoncer? Une formation dans le milieu culturel à faire découvrir? Envie de jammer avec des artistes de feu? Une offre d’emploi? Un autre truc à partager? C’est ici que ça se passe, maintenant. Remplissez le formulaire pour partager avec les lecteurs des Méconnus!

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