Crédit photo : Alexis Brown

Quoi, c’est une blague? Eh non. Je sais, je sais : il y a moins de deux semaines, je vous sommais de prendre des vacances. C’est encore le cas, mais, entre deux baignades, ce serait un bon moment pour prendre le temps, pour une fois, de penser au futur de votre organisme ou de votre pratique artistique.

Dans l’année, j’ai très peu le temps de me pencher à fond sur le développement de grands projets de développement. Je tente de garder le rythme : demandes au fonctionnement, suivis budgétaires, conseils d’administration, rapports… Difficile de prendre quelques pas de recul et de réfléchir plus grand, plus vaste.

L’été est le moment parfait pour faire le ménage de son bureau et pour rêver. Rêver à des projets qui n’auraient pas le temps de s’épanouir dans votre tête entre 9h et 17h un lundi de rentrée culturelle.

Même pas obligé d’être devant votre ordi. Moi, je le fais sur papier, avec un verre de blanc. J’ose rêver à des projets fous. Ça peut être des collaborations internationales, des états généraux, le développement d’un projet de podcast, etc. Pour les artistes, ça peut être le moment idéal pour se projeter dans un projet novateur, d’échafauder des collaborations inusitées.

Crédit photo : Caleb Frith

La créativité a besoin de vacances pour s’exprimer. Elle a besoin de ne pas avoir de deadline, d’épicerie à faire, de rapport rush à remettre, de déficit financier à gérer. La créativité a besoin d’oxygène, de nouveaux paysages et de nouvelles rencontres.

Évidemment, il n’est pas question de vous enchaîner devant votre ordinateur dans une pièce sombre. Il s’agit uniquement de vous permettre de rêver grand et de consigner tout ça dans un beau cahier (ouin, c’est mon côté fleur bleue). En septembre, vous aurez tout un tas d’idées fraîches et nouvelles qui sentent la brise estivale. Des idées que vous aurez peut-être qui sait, du plaisir, à inscrire dans les formulaires de demandes de subvention.

Mon conseil ultime? Rêvez grand! Ici pas de budget limite, c’est important. Vous aurez bien le temps de réviser vos attentes plus tard.

Julie Gauthier (qui blogue aussi ici)

Le conseil de la semaine, c’est un peu pour donner au suivant, pour écrire ce que Julie Gauthier aurait bien aimé lire quand elle était seule à son bureau de directrice générale de la coopérative Paradis (dans un vieux cinéma froid où la neige rentrait l’hiver), poste dans lequel elle portait tous les chapeaux: c’est elle qui posait l’abri tempo, qui gérait un débordement de toilette un 25 décembre et qui n’avait qu’une pomme et une orange pour Noël (seul le dernier item est fabulé). Aujourd’hui artiste (cinéaste-scénariste à temps partiel), directrice du Conseil de la culture du Bas-Saint-Laurent et à la vice-présidence du Réseau des conseils de la culture du Québec, Julie a envie de partager son savoir avec tous les travailleurs culturels et artistes de la relève qui ont besoin d’un coup de pouce pour le côté le plus plate (ou pas?) de la force : financement, développement de projet, marketing… Name it! À suivre tous les lundis.

BABILLARD : Un événement à annoncer? Une formation dans le milieu culturel à faire découvrir? Envie de jammer avec des artistes de feu? Une offre d’emploi? Un autre truc à partager? C’est ici que ça se passe, maintenant. Remplissez le formulaire pour partager avec les lecteurs des Méconnus!

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