Le public était très nombreux à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts pour la grande première de Cendrillon. C’est le maître de ballet de l’Opéra national d’Ukraine, Victor Litvinov, qui a chorégraphié l’histoire de cette jeune fille qui rêve d’échapper à son triste sort. En trois actes et pendant deux heures, les somptueux interprètes classiques nous ont invités au cœur du romantisme et nous ont replongés dans l’enfance. Retour.

Le Ballet national d’Ukraine offre une performance remarquable. Avec un corps de ballet souriant et très bien orchestré, on peut distinguer des pas de valse et de beaux portés. La pantomime juste et saisissante fait vivre la musique de musique de Prokofiev, entre joie, peine et amour. La grâce des solistes, envoûtante, est impressionnante par ses fouettés, grands jetés et autres cabrioles, réalisés à merveille.

Les personnages des cavaliers, des ministres et du roi ont permis d’ajouter une belle légèreté et de l’humour dans la pièce, en plus de rythmer le déroulement de l’histoire. De plus, l’espièglerie et la méchanceté des demisœurs et de la belle-mère ont trouvé résonance auprès d’un public qui s’amourache bien sûr davantage de la belle Cendrillon.

Le prince, tout en grands jetés et en finesse, a réussit à équilibrer le tout grâce à une technique et une possession de son corps très maitriséesLa fée interprète son rôle à merveille et est majestueuse du début jusqu’à la fin. Quant à Cendrillon, un potentiel remarquable se dégage de son interprétation, qui se révèle au fur et à mesure des actes.

Retomber en enfance

Le chorégraphe Victor Litvinov a décidé de s’attarder à la version classique du conte de Charles Perrault et de ne pas créer une variante plus moderne. La scénographie et la chorégraphie se marient sur scène, dans une ambiance ancienne, mais qui fonctionne toujours.

Les décors sont opulents. On change d’univers tout au long du spectacle, passant du château au monde imaginaire des fées tout en explorant la cour du roi et la salle de bal. On suit l’histoire grâce au décor qui change et qui nous émerveille par ses dorures, ses couleurs et son réalisme. Même son de cloche pour les costumes, magnifiques.

Dans un suspense final (et on s’en doutait un peu!), le prince retrouve sa bien-aimée grâce à des souliers de vair merveilleux qui lui promettent de vivre une vie meilleure, dans les bras de son amour éternel.

La fin!

Léa Villalba

Cendrillon, du 2 au 6 mai 2018 à la Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts. Pour toutes les informations, c’est ici

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