Crédit photos : Veronyc Vachon/ Isabel Rancier

Dès que j’entends « Casse-Noisette », je pense Noël, je pense ballet, je pense Tchaïkovsky. Après tout, c’est une véritable tradition du temps de Fêtes que nous offrent les Grands Ballets depuis 1964.

Toutefois, c’est d’abord le nom de Hoffman qui devrait venir en tête. Nußknacker und Mausekönig est un conte allemand écrit par Ernst Theodor Amadeus Hoffman en 1816. Ce n’est qu’en 1892 que Piotr Ilitch Tchaïkovski s’en est inspiré pour créer son somptueux ballet à Saint-Petersbourg et marquer l’imaginaire collectif.

Un siècle et de nombreuses décennies plus tard, on a la chance, à Montréal, d’assister à deux spectacles qui nous présentent tantôt le conte, tantôt le ballet, l’un dans la salle intime du Théâtre Prospero et l’autre à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.

D’abord, je ne vous cacherais pas que j’attendais avec impatience la première de Casse-Noisette des Grands Ballets. Je m’attendais à vivre un moment féérique qui enchanterait pendant longtemps ma progéniture. Or, si tous les ingrédients étaient en place pour nous faire vivre ce moment de bonheur partagé, un élément primordial manquait cruellement : la patience de mon mini après une longue journée d’activités.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Casse-Noisette, le ballet, c’est un projet d’envergure, c’est quelques trois cents personnes qui prennent directement part à la production. Les décors majestueux, les costumes éclatants et les performances époustouflantes ; rien ici n’est laissé au hasard et tout est rodé au quart de tour.

C’est véritablement un classique qui a la capacité d’émouvoir (dans les bonnes dispositions) les petits et les grands. D’une durée de deux heures, la représentation de 14h apparaît (avec le recul) plus adaptée aux plus petits.

Du côté du Prospero…

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Deux jours plus tard, après m’être assurée de la collaboration de mon acolyte, nous avions rendez-vous au Théâtre Propero pour un spectacle de théâtre d’ombres et de marionnettes, une création du Théâtre Ciel Ouvert. Le contraste avec la méga-production était saisissant. Ici, deux conteuses sur une petite scène, Vania Beaubien et Annie Valin, ouvrent les pages d’un grand livre doré d’où sortent marionnettes et autres personnages d’ombres.

L’aspect intimiste du spectacle permet une réelle proximité avec le public et rapidement, même les plus petits et les plus agités ont été suspendus aux lèvres des artistes. L’accent est mis sur des valeurs telles que l’entraide, l’amitié, la bienveillance, le courage et il est facile pour les jeunes spectateurs de faire des parallèles avec leurs propres expériences d’enfants.

L’utilisation des différentes techniques scéniques et langages théâtraux sert merveilleusement le conte, surtout grâce à l’alternance des scènes diurnes et nocturnes. D’une durée de 45 minutes, le rythme est bon et suffisamment soutenu, ce qui permet au jeune public de rester attentif. En bonus, à la fin du spectacle, les deux comédiennes vous inviteront à voir l’envers du décor.

Deux œuvres, deux interprétations, deux productions fort différentes, mais tout aussi pertinentes l’une que l’autre, voire complémentaires, qui ne manqueront pas de vous enchanter en ce temps des fêtes.

Mona Lacasse 

Casse-Noisette, le conte est présenté au Théâtre Prospero jusqu’au 23 décembre 2017.

Casse-Noisette (le ballet) est présenté par Les Grands Ballets Canadiens jusqu’au 30 décembre 2017 à la Salle Wildfrid-Pelletier de la Place des Arts. Des représentations en après-midi et en soirée sont disponibles.

BABILLARD : Un événement à annoncer? Une formation dans le milieu culturel à faire découvrir? Envie de jammer avec des artistes de feu? Une offre d’emploi? Un autre truc à partager? C’est ici que ça se passe, maintenant, pour partager avec les lecteurs des Méconnus!

À DÉCOUVRIR AUSSI :