C’est sur un site vraiment enchanteur (mais vraiment là) qu’aura lieu la pièce Cambriolages dès le 13 juin. À chaque année, le Théâtre des Cascades offre aux gens de la région l’occasion d’assister à des comédies souvent légères et toujours bien rodées. Roger Léger, co-propriétaire du théâtre et comédien, a bien voulu discuter avec moi de la pièce à venir.

Quand j’ai réussi à l’accrocher, Léger venait tout juste d’aller chercher des sacs de terre pour embellir le parterre du théâtre. Déjà, le ton est lancé : c’est à un artiste appréciant autant le côté bucolique du théâtre d’été que son métier auquel j’ai affaire. « Nous sommes toujours en préparation, mais nous sommes de plus en plus prêts à accueillir les spectateurs. »

Cette année, c’est François Archambault et Marie-Hélène Thibault qui ont proposé des idées à Léger et son acolyte Olivier Aubin, qui ont toujours assumé leur intention de se concentrer le plus possible sur des textes québécois, même si ce n’est pas toujours facile par rapport aux comédies. De ce brainstorming amical est née la pièce Cambriolages, qui se penche particulièrement sur la peur dans toutes ses formes. C’est Marie-Hélène Thibault, Olivier Aubin, Caroline Ruel, Marc St-Martin et Roger Léger lui-même qui interpréteront deux couples (un plus jeune et fougueux et l’autre plus terre-à-terre et âgé, disons-le). Les amoureux plus rangés seront victimes de leurs craintes, et peut-être aussi du couple de casse-cou qui commet des vols dans le quartier… Et c’est l’apparition d’un certain poseur de système d’alarmes qui viendra donner le coup d’envoi à l’intrigue.

Histoire simple certes, mais loin d’être vide selon Léger. « On essaie de présenter un théâtre d’été moins conventionnel, plus songé. La comédie de théâtre d’été tombe parfois dans les grimaces et les « stepettes » et on avait envie de donner plus au public. En explorant une émotion comme la peur en riant, on sort des carcans selon moi.» Et pour le Théâtre les Cascades, les spectateurs sont très importants. « On fait un métier public, mais on a malheureusement pas souvent la chance de discuter d’une œuvre avec les gens. Ici, on en profite.»

Si le théâtre d’été n’a pas toujours bonne presse, il a selon moi la vertu d’étendre la vie culturelle à d’autres régions que l’île de Montréal et ses environs. Sans parler de l’attrait d’un road-trip estival/culturel: toujours bien plaisant.

– Mélissa Pelletier

Cambriolages, au Théâtre des Cascades du 13 juin au 31 août 2013