C’est au cœur d’un petit café proche de Rosemont le 29 septembre dernier que Les Intimistes ont décidé de livrer leur septième chapitre. Collectif cofondé par onze comédiennes, il présente des récits personnels à un public assez restreint, mais fidèle et attentif. Pour ce chapitre, elles ont voulu écrire sur des expériences à ne plus jamais refaire, des traits de caractère à effacer, des rencontres parfois dangereuses ou encore la perte de proches. Retour sur cette soirée sensible et touchante.

C’est au Café des Oubliettes que le collectif a convié son public. De manière très simple, c’est après avoir pris le temps d’accueillir tout le monde, de laisser un temps à la discussion et à la consommation d’un petit verre qu’une des comédiennes nous invite à prendre place, dans la petite salle d’à côté.

Des petites chaises en bois, des effets de lumières confectionnés maison et le tour est joué. À un mètre du public, le collectif place son pupitre et voilà qu’est créée la scène pour la soirée. C’est simplement tour à tour que cinq des onze comédiennes (Laurence A. Perrault, Tania Arana, Sarah Kéita, Audrey Lavigne et Sandrine Quynh) livrent leurs écrits, en tenant plus ou moins leurs papiers du regard. On a pu voir quatre monologues sur divers sujets, toujours profonds et douloureux ainsi que deux interventions collectives, plus légères.

Le monologue comme exutoire

Parler d’un ami décédé des suites d’un cancer, d’une prise de conscience tardive sur la valeur de l’amour et de l’amitié, de la prostitution juvénile, de l’autodestruction ou encore des divers traumatismes de vie. Voilà les sujets auxquels s’attaquent avec courage les artistes. C’est dans la profondeur, mais surtout dans la sensibilité et la justesse que les comédiennes nous livrent leurs sentiments. Ces femmes assument leurs mots, leurs histoires et leurs émotions, simples et sans filtre.

Mis à contribution avant le début du spectacle pour écrire la suite de la phrase « Plus jamais, je ne … » sur un petit bout de papier, l’audience est directement mise en réflexion sur sa propre vie et entre dans le jeu de la confession. C’est alors entre rires et larmes que le public suit avec tendresse et grande écoute les différents récits et s’émeut avec elles. C’est donc une vision de l’art comme un véritable exutoire qui est mis de l’avant, pour les artistes d’une part, mais aussi pour le public.

Léa Villalba

Envie d’assister au prochain chapitre? Ça se passe le 27 octobre prochain au Sporting Club. Pour suivre Les Intimistes, c’est ici.

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